Il y a : « ce que se peut, » dans l'autographe
LETTRES A PEIRESC. 6i
Nous n'avons ici rien de nouveau, car la mort de M. de Montpensier est déjà vieille^"; elle a empêché Monsieur le Dauphin de danser un ballet, combien qu'il fût venu exprès ici pour cela. Le Roi en eut le plaisir à Saint-Germain le soir du premier jeudi de carême ; et certainement, sans cajolerie, ceux qui y étoient présents disent que de bien grandes personnes eussent été fort empêchées de s'en acquitter si dignement**. Les personnages du ballet étoient Monsieur le Dauphin, Madame *'', M. le chevalier de Vendôme, Mlle de Vendôme, M. et Mlle de Vemeuil, et quatre ou cinq autres petits garçons de leur âge. Le Roi partit mardi pour s'en aller à Chantilly ; il porte le deuil, et la Reine aussi, tous deux de noir : le Roi de frise, et la Reine de monlcayar * * ; toute la cour le porte, c'est-à-dire les grands, et avec eux grand nombre de petits qui se veulent grandifier par ce moyen. Sa Majesté me fit cet honneur lundi au soir, de me renouveler la promesse de la pension sur la première abbaye, évêché ou archevêché. Je ne sais quand j'en verrai l'effet; jusque-là il se faut contenter de sa bonne volonté. Je ne sais plus de quoi vous entretenir; car il me semble que j'ai satisfait à tout ce que vous m'écriviez, et que je vous ai écrit tout ce que nous avons de nouveau. Adieu donc. Monsieur; je vous conjure encore une fois de m'aimer et de me tenir pour votre très-humble et très-affectionné serviteur,
Fr. de Malerbe.
M. Beys m'a donné espérance de vous trouver un