‹ Œuvres complètes;Chapitre 47 sur 436 · Claude Vanel, financier · texte numérisé non relu

Claude Vanel, financier

à la rue Saint-Honoré, environ Saint- Innocent; nous ne le trouvâmes point; l'homme de M. Beys Tattendit, et depuis je sus' qu'il avoit accepté la lettre'. M. Beys vous écrit : je crois qu'il en fera mention. Je vous envoyé sa lettre, mais non le rouleau dont il vous parle, pource que je le réserve au premier messager. Je vous ai mandé que vous me fissiez savoir où vous desirez que j 'employé le reste de votre double pistole; j'en attends votre réponse. M. du Monstier est un peu paresseux; j'attends sa commodité pour vous envoyer les pourtraits dont il est question. Je ne m'amuse point à vous consoler de la mort de M. de Calas ' , votre oncle : je ferois tort à votre sagesse, qui dès longtemps avoit prévu, par les incommodités de sa vie, que sa mort ne pouvoit plus guère tarder. Pour moi, je tiens que le vivre parmi toutes les délices du monde n'est pas grand' chose : vous pouvez penser ce que ce peut ® être de vivre parmi des douleurs perpétuelles comme étoient les siennes. Mais j'ai peur que cette mention que je vous en fais ne refraîchisse la plaie que le temps sans doute peut justement avoir guérie. Je quitte donc ce discours, pour vous assurer toujours de ma très-fidèle affection à vous servir, et vous remercier des offres que vous me faites de votre amitié. Je vous baille du cuivre, et vous me rendez de l'or ; je n'y saurois que faire : c'est la diflFérence de nos fortunes qui en est cause. Aimez-moi tel que je suis, et aimez encore Marc- Antoine, qui sera votre serviteur comme le père.

6. Malherbe avait, d'abord écrit : a je sus de M. Beys, » puis il a effacé les trois derniers mots.

7. Une lettre de change de soixante écus que Peiresc avait tirée sur lui et envoyée à Malherbe, pour en remettre l'argent au libraire Beys,

8. Claude Fabri, sieur de Calas. Il avait, en 1604, résigné à Peiresc sa charge de conseiller à la cour des comptes de Provence.

Page 1