De Dijon, ce 3* septembre
Monsieur, voici une diligence extraordinaire; je me roidis contre les difficultés. A Paris où j'avois des commodités à toutes heures, j'en laissois passer la plus grande partie; à cette heure qu'elles me sont rares, je les recherche; et quand elles se présentent, je les prends avec soin. Tout ce que je veux de vous, c'est que vous m'aimiez et que vous croyiez que je vous honore comme je dois, c'està-dire de tout mon cœur. Je vous écrivis d'Auxerre* une fort longue lettre, où je satisfaisois à ce que vous m'écriviez que Ton m'avoit voulu, par un mauvais office, faire perdre l'amitié de M. de la Ceppède. Je vous prie me mander si vous l'avez reçue. M. de la Mole me fera tenir vos lettres ; il est logé à Paris, au Soleil d'or, en la rue de Grenelle.
Votre très-humble et très-afifectionné servitem\