‹ Œuvres complètes;Chapitre 61 sur 436 · De Dijon, ce i" de septembre · texte numérisé non relu

De Dijon, ce i" de septembre

Monsieur, nous arrivâmes hier au soir en cette ville d'où, non plus que de Paris, je ne veux point perdre l'occasion de vous assurer du pouvoir que vous avez sur moi. Il est bien acquis; il est raisonnable qu'il soit durable. Si vous vous fâchez que je vous répète ceci après vous l'avoir dit tant d'autres fois, pensez que je n'ai * de quoi remplir ma lettre si je ne me sers des compliments ordinaires. Ils seront courts, afin que vous connoissiez que je n'en use que par faute d'autre sujet. Votre amitié toute solide n'aime point les cérémonies, ni moi aussi ; mais la nécessité me le fait faire. Nous allons commencer nos états' aux premiers jours de la semaine qui vient. J'ai bien envie qu'ils soient achevés pour nous en retourner. Aimez Malerbe comme votre serviteur très-affectionné.

Page 1