‹ Œuvres complètes;Chapitre 76 sur 436 · Malherbe a ajouté étoit après coup, dans l'interligne · texte numérisé non relu

Malherbe a ajouté étoit après coup, dans l'interligne

i3. Peiresc a ajouté au-dessus de la ligne : « mais sans être relevée sur un échafaud de deux ou trois degrés, comme celle de Monsieur le Dauphin à son baptême, ains à plain pied. »

14. Peiresc a ajouté entre les lignes : « Madamoil'e de Vendôme, laquelle étoit assise entre Mme de Soissons et Mme de Luxembourg. »

i5. Peiresc a ajouté entre les lignes : « Après Mme de Sully étoit Mme de Guercheville. Au-dessous de cette table y en avoit une autre un peu plus bas, oîi étoient les filles de la Reine. » — Antoinette de Pons, marquise de Guercheville, morte en i632.

16. « M. de Soissons faisoit son office de grand maître. Le Roi étoit servi par M. le prince de Joinville et M. d'Aiguillon. De la table on alla droit au grand bal, en la salle d'auprès la chapelle. Le Roi mena la mariée. La Reine fut menée par Monsieur le Dauphin. Monsieur le Prince mena Mme la princesse de Conty ; M. le prince de Conty, Mme la princesse de Condé ; M. de Vendôme, Mme la comtesse de Soissons; M. le prince de Joinville, Mme de Rohan; M. le duc de Raiz, Mme de Guercheville; Monsieur le Grand, Mme de Sully ; M. le maréchal de Laverdin , Mme de Ragny. Mmes de Guercheville et de Ragny n'avoient point de mantes, b Ces notes mises au bas de la

LETTRES A PEIRESC. g5

vous en donner les particularités. Ce qui manquera ici ~~z pour Tordre du grand bal , vous l'apprendrez de Marc- Antoine, si vous ne l'avez su d'ailleurs. Je ne vous puis mander autre chose : voilà pourquoi j'ai été un peu long à vous faire ce discours. Le Roi se porte fort bien et rajeunit tous les jours. Il ne se parle que de courre la bague, où il fait honte à toute la cour ; je l'ai vu courir une fois que de huit courses qu'il fit il eut quatre dedans. Monsieur le Prince est attendu ici mardi prochain, et Madame la Princesse sa mère; de Madame la Princesse sa femme, on n'en est pas si assuré, mais je crois qu'elle viendra. Adieu, Monsieur, je vous baise bien humblement les mains, et suis de tout mon cœur votre trèshumble et affectionné serviteur.

J'oubliois à vous dire que l'on va voir sortir force nouveaux edits sur le règlement des monnoies, des carrosses, et des habillements. S'ils sont aussi bien observés que celui des duels", tout ira bien, car il ne se parle plus de querelles. Il s'est demandé trois ou quatre combats; mais tout a été appointé*'. On est fort empêché sur un combat demandé par un François à qui un Ecossois des gardes, avec supercherie, a donné force coups de bâton. Toutes les compac^nies d'hommes d'armes sont envoyées vers Metz : l'on dit que c'est pour le fait de Clèves. J'ai ouï dire à M. de Nevers que le Roi lui a promis qu'il lui coûtera une armée de cinquante mille hommes et quatre

dernière page de la lettre sont probablement de la main d'un secrétaire de Peiresc. On lit encore au dos de la lettre ces lignes écrites aussi de la main d'un secrétaire : a Ou dansa environ une heure, que la Reine se retira, en faveur, comme je crois, de la mariée qui étoit si chargée de ses habits , qu'elle étoit digne de pitié. »

Page 1