‹ Œuvres complètesChapitre 116 sur 237 · PHILIPPE-AUGUSTE, LE MOINE · texte numérisé non relu

PHILIPPE-AUGUSTE, LE MOINE

PHILIPPE

Toi, reste, et ne crains pas.

LE MOINE

Je ne crains rien.

PHILIPPE

C'est bon.

— Ah ! j'aurai vainement pu demander pardon ! Je te trouve à propos; j'avais besoin d'un homme ()ui voulût se charger d'un message pour Rome. Dis, — et remarque bien que je suis de sang-froid, Sans courroux, calculant mon langage et mon droit, — Dis au pape qu'il faut que son outrecuidance,

<}ue son très-grand orgueil , sa très-haute impudence ,

Sachent que je le brave, autant qu'il me maudit;

Que je suis enchanté de ce que tu m'as dit;

Que je n'irai jamais combattre en Palestine ,

Et garde néanmoins ma femme — ou concubine;

Page 1