‹ Œuvres complètesChapitre 175 sur 237 · CHARLOTTE, BARBAROUX, PLTION, BUZOT · texte numérisé non relu

CHARLOTTE, BARBAROUX, PLTION, BUZOT

et autres GIRONDINS, entrant à gauche. I-OUVET, s'avançant rers Barbaroux.

Nous te cherchons pour passer la revue.

Il salue Charlotte.

— Mais nous troublons peut-être une douce entrevue?

CHARLOITE.

Ah ! citoyen Louvet !

BARBAROUX, à Louvet.

Fi! ce ton ne sied pas.

Cliarlotte n'a pas lu les Amours de Faublas, Et, mieux que la servante assise à cette porte. Sa pureté défend qu'on parle de la sorte.

CHARLOTTE

11 suffit, Barbaroux. — Louvet, soyons amis.

Ce n'est qu'un badinage innocent et permis.

Je le crois; — s'il était ce qu'il ne doit pas être ,

Vous me jugerez mieux, m'ayant pu mieux connaître.

LOUVET

Ah ! j'accueille à genoux ce langage indulgent. Mais me garde le ciel d'un soupçon outrageant, 0 sœur que nous aimons! vous si fière et si bonne ! Ange des girondins que l'enfer environne !

ACTH TUOISimiK. 293

CMARF-OTTE.

Kli l)ieii, la paix est faite; oublions tout cela.

Rouloiiieiits de tambour. — Lo général W'impfen , des aides de camp, des olliciers et des girondins entrent à gauche. — Des bourgeois entrent à droite , et vont vers les fenêtres du fond. A Louvet.

— Vous passez la revue?

LOUVET

Oui; nos troupes sont là.

Demain, sans plus tarder, nous partons à leur tête.

A Barbaroux, Pétion , Buzot et autres girondins.

Venez voir, mes amis; c'est une belle fête!

Il va vers les fenêtres qu'il ouvre. — Tout le monde remonte vers le luiid , excepté le général et ses aides de camp, qui restent sur l'avant-scène , à gauche. — Plusieurs girondins s'avancent sur le l)alcon. — La place publique est occupée par les troupes des confédérés. — On entend la Marseillaise; la musique est d'abord failtle et lointaine, puis le bruit se rapproche et grandit.

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