‹ Œuvres complètesChapitre 185 sur 237 · CHARLOTTE, LA PETITE FILLE · texte numérisé non relu

CHARLOTTE, LA PETITE FILLE

CHARLOTTE

Viens , mon enfant : — Bonjour, figure blanche et rose Ma vue avec bonheur sur ton front se repose.

— C'est étrange ! toujours les enfants vont à moi ; Je les attire tous, je ne sais pas pourquoi.

A Caen, c'était le fils d'une pauvre ouvrière, Qui s'était pris pour moi d'amitié singulière; Il me suivait partout, et, dans les prés voisins, J'ai souvent crayonné pour lui quelques dessins.

La petite fiUe , appu}-ée sur les genoux de Charlotte , prend le couteau dont le manche paraît; en le tirant du sein de Charlotte, elle le laisse tomber par terre. — Cliarlotte le ramasse promptement et le remet dans son sein.

Qui croirait qu'exerçant sur l'enfance un tel charme, Je m'apprête à tuer un homme avec cette arme !

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