‹ Œuvres complètesChapitre 186 sur 237 · LA PETITE FILLE · texte numérisé non relu

LA PETITE FILLE

Je me nomme Louise.

CHARLOTTE

Où donc est votre mère?

LA PETITE FILLE, montrant une jeune femme assise au fond du théâtre.

Elle est là-bas assise.

L'enfant joue avec les graviers.

CHARLOTTE

Que la voix des enfants, que l'aspect de leurs jeux Rendent vite le calme à nos cœurs orageux ! C'est comme un pur matin dont la fraîche rosée Descendrait lentement sur ma tète apaisée.

Elle se lève et fait quelques pas.

— Comme le ciel est bleu ! — Derrière ces maisons Comme on doit découvrir de vastes horizons ! Yoici l'heure où, frappant le pied de la muraille, Le soleil occupait le banc où je travaille.

— Ah! ma cour solitaire! — Ah! mes vallons normands, Pleins de lumière, d'ombre et de mugissements!

Vents du couchant, perdus dans ces rares ombrages, M'apportez-vous l'odeur de nos verts pâturages?

Elle regarde l'enfant , qui la tire par sa robe.

J'aurais pu cependant être entourée aussi

De jolis anges blonds pareils à celui-ci.

Il faut que je renonce à tout ce qu'on envie ;

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