DA\T
}\on : je n'ai pas ce génie.
Je veux tout simplement briser la tyrannie; Qu'elle vienne d'en haut, qu'elle vienne d'en bas, Elle est la tyrannie, et je ne l'aime pas.
MA RAT
C'est fort bien. Va du pauvre au riche que tu Ihittes ; Prends-toi d'amour subit pour les aristocrates ; Va, va, ce n'e-;t pas toi qui les peux relever;
— Prends garde de te perdre , en voulant les sauver ;
Il passe devant Danton.
Quant au peuple, il saura se passer de ton aide.
— Tu m'as interrogé; je t'ai dit le remède...
DANTON
Beau remède !
MA RAT, revenant vers la table.
Nommez sans délai, sans retard, Nommez un dictateur. — Demain sera trop tard. Le peuple vengera lui-même son injure, Et ce sera terrible alors, je vous le jure. Rien n'arrêtera plus l'eflusion du sang; Moi-même à la régler je serais impuissant. Le peuple, brandissant le glaive de l'archange : u Bavardez, dira-t-il, bavardez!... Je me venge. )> Et son glaive au fourreau ne sera pas remis, ()u'il n'ait exterminé ses derniers ennemis : Courtisans, financiers, accapareurs, pirates, Robins, calotins, bref, tous les aristocrates.
Il se remet à marciicr.