‹ Œuvres complètesChapitre 225 sur 237 · SCÈNE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE DEUXIÈME

HORACE, se relevant.

Très-laide. On dit qu'elle se farde.

LYDIE

Klle a d'affreuses dents.

HORACE

Klle louche, je croi.

LYDIE

Tu n'aimeras jamais d'autre femme que moi?

HORACE

Jamais.

LYDIE

Répète-le; redis-le-moi sans cesse.

HORACE

Quand mon cœur brûlera pour une autre maîtresse. On verra le Bouvier, connu des matelots , Abandonner le pôle et plonger dans les flots.

LYDIE

Le zéphyr soufllera du côté de la Thrace, Avant qu'un autre amant succède à mon Horace.

HORACE

Mettez-moi sur les bords glacés du Pont-Euxin , Ou sous le char brûlant du soleil trop voisin , Partout je t'aimerai, toi pour qui je respire, Lydie au doux parler, Lydie au doux sourire.

LYDIE

Oh ! les tendres discours !

HORACE

Oh ! les aveux charmants !

LYDIE , portant la main sur les tablettes d'Horace.

Laisse-moi sur la cire écrire nos serments. — Donne.

H72 HORACE KT LVDIR.

HORACE, retenant ses tablettes.

Mais... non.

LYDIE

Pourquoi ?

HORACE

La cire est barl)oni]iée.

LYDIE

Voyons.

HORACE

C'est une ébauche à peine débrouillt>e.

Ci'est égal, .le veux voir. — Pour qui ces vers?

H(>RACE

PoiH" I'»!.

P>ieu sur?

HORACE

Kli! [)onr quelle autre?

LYDIE

Alors , montre-les-ïMoi.

HORACE , à part.

Haut.

Non ; j'aime mieux te les lire moi-même. Mes vers balbutiés me font un mal extrèuie.

U lit. — Lydie l'écoute, appuyée sur son épaule.

Conipa^nons du printemps, les zéphyrs ont soufflé

Dans les voiles tendues; Le Tibre, qui se tait, ne roule plus enflé

Par les neiges fondues.

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