ACTE P REMI 11 H. VU
LE MOINE
Je \ieiis au sujet de la reine.
PHILIPPE
Alors expliquez - vous , moine; car la voici.
LE MOINE
Je ne vois pas la reine ; — elle n'est pas ici.
PHILIPPE
■(Comment !
LE MOINE
Souvenez-vous, ô roi Philippe -Auguste, De celle qui languit dans un exil injuste. La reine, votre épouse, à qui Dieu vous a joint, •C'est madame Ingelberge; — ailleurs il n'en est point.
PHILIPPE
vil! tu viens de sa part! — Eh quoi! que me veut-elle? Tout est dit. Je suis las de sa plainte éternelle. Qu'elle parte ! qu'elle aille , en ses glaciers du Nord , Retrouver, loin de moi, l'hiver dont elle sort! Qu'elle parte! et je mets, sur la nef qui l'emmène, Lne dot qui vaut plus que le plus beau domaine. Mais qu'elle parte! — Va! son nom m'est odieux.
i) Philippe, sois -lui miséricordieux!
Laisse les mots amers "pour la pitié meilleure. Après t' avoir perdu, je comprends qu'elle pleure; Elle est bien malheureuse. — Il i'aut, par la douceur. Tempérer des refus qui lui percent le cœur.
Philippe fait signe au moine de sortir LE MOINE.
Seigneur, ^ous ignorez mon sacré caractère.
— Vous voyez devant vous un légat du saint- père.
PHILIPPE
Un légat du saint -père!
AGXÈS.
Un légat I