‹ Œuvres complètesChapitre 95 sur 237 · I. Il · texte numérisé non relu

I. Il

On l'évite avec soin, comme un être funeste, Comme si dans son souflle on respirait la peste.

ROIÎERT.

Mais ceux rpi'elle a guéris, Guillaume, — car je sais Qu'elle a sauvé la vie à maint et maint blessés, — Et ceux qu'elle a nourris de son pain, faut-il croire Que de leur bienfaitrice ils aient perdu mémoire?

GUILLAUME

Ils n'ont pas seulement oublié ses bienfaits, Comte; ils tournent encor ses vertus en forfaits. Par ses soins dévoués les blessures guéries Ne l'ont été, dit-on, que par sorcelleries; Et , quant à sa largesse envers les indigents , Elle achetait ainsi l'àme des pauvres gens.

— Voilà quels sont les bruits qui courent par la ville.

ROBERT

0 peuple ingrat et lâche ! ô multitude vile !

— Que fait le roi ?

GUILLAUME

Le roi défend madame Agnès.

RORERT.

Bien , sire !

GUILLAUME

Et les excès répondent aux excès.

Il chasse les prélats, leurs clercs et leurs chanoines; 11 fait par des routiers piller leurs patrimoines; Car, tous ses serviteurs l'ayant abandonné. De routiers mécréants il s'est environné.

— C'est lui !

PHILIPPE, parlant du dehors à l'abbé <lc Saint-Denis.

IN'excitez pas encore ma colère.

Sire abbé ! Le bercail ne vous importe guère.

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