‹ Œuvres complètesChapitre 94 sur 237 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

Maltraiter la faiblesse ! outrager une dame ! Fi! — N'avez-vous donc point ici de chevalier Qui s'oll're à la défendre en combat singulier?

GUILLAUME

Pas un ne s'offrirait.

RORERT.

Alors je suis cet homme.

GUILLAUME

Il n'est pas de champ clos contre un arrêt de Rome ; Et vous pouvez penser, s'il s'agissait du fer, Que dès le premier jour je me serais offert.

ROBERT

Elle est donc perdue?

GUILLAUME

Oui.

ROBERT

Point d'espérance?

GUILLAUME

Aucune.

ROBERT

Je reste confondu devant cette infortune.

— Et moi qui viens ici , confiant et joyeux ;

Qui promettais si bien cette fête à mes yeux

De contempler vos traits, ô glorieuse reine,

Dont on vante partout la grâce souveraine ,

0 vous que les trouveurs ne nomment dans nos cours

Que fleur de la beauté, que reine des amours!...

GUILLAUME

Qui l'a vue autrefois, la verrait bien changée : Sa beauté par les pleurs est déjà ravagée; Elle est là, toute seule, au fond de ce palais, N'ayant, pour la servir, ni dames ni varlets;

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