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Oeuvres complètes

Les poésies de maître François Villon formeraient un très mince volume si on les réduisait à ce qui lui appartient authentiquement. Le Petû Testament, le Grand Testament, quelques pièces détachées et le Jargon, voilà tout ce qui constitue l'œuvre incontestable du pauvre écolier parisien. Le volume a été, d'édition en édition, grossi, sous la rubrique complaisante : Œuvres attribuées à Villon, de pièces accessoires qui dépassent en étendue l'élément principal. Nous avons suivi l'exemple de nos devanciers, en les reproduisant, sans vouloir plus qu'eux en imposer au lecteur. Parmi les nombreux rondeaux et ballades extraits du Jardin de Plaisance, il en est bien peu, nous ne nous le dissimulons pas, qui portent la griffe de Villon. Le Monologue du Franc Archer et le Dialogue de MM. de Mallepaye et de Baillevent ne sont certainement pas de la même main. S'il fallait choisir lequel des deux peut être prêté à Villon avec plus de vraisemblance, nous n'hésiterions pas à désigner le premier, quoique nous n'ayons, à dire vrai, nul commencement de preuve. Enfin, Villon est bien le héros des Repues franches, mais ce n'est certainement pas lui qui les a composées.

Toutes ces annexes ne laissent pas d'avoir de l'intérêt par elles-mêmes; elles sont, pour la plupart, placées là traditionnellement, depuis qu'on a commencé à imprimer Villon. Il faut donc les conserver. Les éditeurs de Villon ont, pour le commentaire de leur auteur, suivi deux systèmes : les uns, comme MM. Prompsault, P.-L. Jacob, bibUophile (édit. 1854), ont adopté celui des notes courantes au bas du texte ; les autres, comme M. Pierre Jannet,

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