Suuie, pour séine
loi LE GRAND TESTAMENT
Item, à sire Jehan Perdrycr, Riens, n'a Françoys, son second frère.
Si m'ont-ilz voulu aydier.
Et de leurs biens faire confrère; Combien que Françoys, mon compère.
Langues cuisans, flambans et ro iges, My commandement, my prière.
Me recommanda fort à Bourges^
Si aille veoir en Taillevent^, Ou chapitre de fricassure.
Tout au long, derrière et devant, Lequel n'en parle jus ne sure^; Mais Macquaire, je vous asseure, A tout le poil cuysant ung d5^able Affin que sentist bon l'arsure.
Ce Recipe m'escript, sans fable.
1. François Perdrier avait probablement chargé Villcn, devant l'officialité de Bourges.
2. Taillevent, le Livre de cuisine. On n'y trouvera pas la recette que va donner Villon pour accommoder les langues venimeuses. Mais c'est saint Macaire, celui qui a cuit un diable avec le poil, afin de sentir la giillade, qui la lui a donnée. Tel est le sens de ces huit vers.