‹ Œuvres complètesChapitre 162 sur 233 · DE MAISTRE · texte numérisé non relu

DE MAISTRE

BALLADE V

A Parouart, la grand Mathe Gaudie, Où accoliez sont duppez et noirciz, De par angels suyvans la paillardie,

Sont greffiz et prins cinq ou six.

Là sont bleffeurs, au plus hault bout assis Pour l'evagie, et bien hault mis au vent. Eschecquez-moy tost ces coffres massis ! Ces vendengeurs, des ances circoncis,

S'embrouent du tout à néant

Eschec, eschec, pour le fardis !

Brouez-moy sur ces gours passans, Advisez-moy bien tous le blanc, Et pictonnez au large sur les champs : Qu'au mariage ne soyez sur le banc,

Plus qu'un sac de piastre n'est blanc.

Si gruppez estes des carireux, Rebignez-moy ces enterveux.

Et leur montrez des trois le bris :

Que enclavés ne soyez deux et deux...

Eschec, eschec, pour le fardis !

I. Pas plus que nos prédécesseurs, nous n'avons la prétention de traduire ces pièces écrites eu argot du temps.

Plantez aux hurmes vos picons, De paour des bisans si très-durs.

Et, aussi, d'estre sur les joncs.

En mahc, en cofïres, en gros murs.

Escharricez, ne soyez surs, Que le grand Can ne vous fasse essorer. Songears ne soyez pour dorer,

Et babignez tous] ours aux ys Des sires, pour les debourer,...

Eschec, eschec, pour le fardis I

ENVOI

Prince Froart, dit des Arques Petis, L'un des sires si ne soit endormis, Levez au bec, que ne soyez greffis,

Et que vous n'en ayez du pis

Eschec, eschec, pour le fardis 1

BALLADE II

CoquiUars, narvans à Ruel, Meny vous chante mieux que caille Que n'y laissez et corps et pel, Com fist CoUn de l'Escaille, Devant la roe babiller :

Il babigna, pour son salut.

Pas ne sçavoit oingnons peller, Dont Lamboureux lui rompt le suc.

Changez et andossez souvent.

Et tirez toujours droit au Temple, Et eschecquez tost en brouant, Qu'en la jarte ne soyez ample.

Montigny y fut, par exemple, Bien estaché au halle-grup.

Et y jargonnast-il le tremple, Dont Lamboureux lui rompt le suc.

Gailleurs, bien faitz en piperie, Pour ruer les ninars au loing, A l'assault tost, sans suerie !

Que les mignons ne soient au gain g, Tout farcis d'un plumbis à coing, Qui griefve et garde le duc.

Et de la dure si très loing.

Dont Lamboureux luy rompt le suc.

EMVOI

Prince, arrière de Ruel, Et n'eussiez vous denier ne plue.

Que au gifiBe ne laissez la pel, Pour Lamboureux, qui rompt le suc.

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