‹ Œuvres complètesChapitre 165 sur 233 · II. — RONDEL · texte numérisé non relu

II. — RONDEL

A bien juger mon propre affaire Et piteux cas, sans rien en taire,

I. Les pièces suivantes ont été recueillies par M. Campaux parmi les morceaux anonymes du Jarain de plaisance, scr*e d'anthologie composée peu de temps après la mort de Villon, par Jean de Calais.

Plus qu'autre croire me debvez, Se par advanture n'avez Information de contraire.

Celle ou celluy qui m'a brassé Ce maulvais los et pourchassé Me het et ne vous ayme pas; Mais il quiert que soye chacié De vostre amour et effacié.

Je congnois bien telz advocas.

Se vous avez voulu refaire Leur voulenté pour me defîaire, Vous faictes mal et me grevez.

Considérez que vous sçavez Qu'onc vers vous ne voulus meâaire, A bien juger.

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