III. — RONDEL
Une fois me dictes ouy, En foy de noble et gentil femme; Je vous certifie, ma Dame, Qu'oncques ne fuz tant rcsjouy.
Veuillez le donc dire selon Que vous estes bénigne et doulche, Car ce doulx mot n'est pas si long Qu'il vous face mal en la bouche.
l85 POÉSIES
Soyez seule, si j'en jouy, Que ma lealle et craintive ame Gardera trop mieulx que nul ame Vostre honneur. Avez-vous ouy?
Une fois me dictes ouy.