‹ Œuvres complètesChapitre 167 sur 233 · IV. — RONDEL · texte numérisé non relu

IV. — RONDEL

Se mieulx ne vient d'amours, peu me contente; Une j'en sers qui est bien suffisante Pour contenter un grant duc ou un roy. •Je l'ayme bien, mais non pas elle moy; Il n'est besoing que de ce je me vante.

Combien qu'elle est de taille belle et gente. De m'en louer pour ceste heure présente Pardonnez-moy, car je n'y voy de quoy; Se mieulx ne vient d'amours, peu me contente.

Quant je luy dy de mon vouloir l'entente,

Et cueur et corps et biens je luy présente,

Pour tout cela remède je n'y voy.

Délibéré suis, sçavez-vous de quoy?

De luy quicter et le jeu et l'actente.

Se mieulx ne vient d'amours, peu me contente.

ŒUVRES DE FRANÇOIS VILLON i86

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