‹ Œuvres complètesChapitre 190 sur 233 · XXVII. — BALLADE · texte numérisé non relu

XXVII. — BALLADE

Plaisant assez, et des biens de fortune Ung peu garny, me trouvay amoureux.

Voire si bien que tant aymay fort une Que nuit et jour j'en estois langoureux. Mais tant y a, que je fus si heureux Que, moyennant vingt escus à la rose, Je fis cela que chacun bien suppose.

Alors je dis, connoissant ce passage :

« Au fait d'amours, habil est peu de chose; Riche amoureux a tous] ours l'advantage ».

Or est ainsy que, durant ma pecune.

Je fus traité comme amy précieux; Mais, tost après, sans dire chose aucune. Cette vilaine alla jetter les yeulx Sur un vieDlard riche, mais chassieux.

Laid et hideux trop plus qu'on ne propose. Ce neantmoins, il en jouit sa pose, Dont moy, confus, voyant un tel ouvrage. Dessus ce texte allay bouter en glose : Riche amoureux a tousjours l'advantage.

Or elle a tort, car noyse ny rancune N'eut onc de moy. Tant lui fus gracieux,

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