‹ Œuvres complètesChapitre 194 sur 233 · La brouaille, la bedaina · texte numérisé non relu

La brouaille, la bedaina

OUVRES DE FRANÇOIS VILLO^f 2lO

Ou je requiers et pry que l'on leur boute Parmy leur corps force d'ardans barreaulx; Vifs escorchez des mains de dix bourreaulx, Et puis bouillir en huile le matin, Desmembrez soient à quatre grans chevaux, Les taverniers qui brouillent nostre vin.

D'un gios canon )a tête escarbouillée Et de tonnerre acablez en la rue Soient tous leurs corps, et leur chair dessirée, De gros mastins bien garnye et pourvue; De forz esclers puissent perdre la veue, Neige et grésil tousjours sur eux dégoutte, Avecques ce ilz aient la pluye toute Sans que sur eux ayent robbes ne manteaulx, Leurs corps trenchez de dagues et couteaulx. Et puis traisnez jusques en l'eau du Rhin; Desrompuz soient à quatre-vingts marteaulx Les taverniers qui brouiUent nostre vin,

ENVOI

Prince, de Dieu soient maulditz leurs boyaulx Et crever puissent par force de venin Ces faulx larrons, maulditz et dor-loyaulx, Les taverniers qui brouillent nostre vin.

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