‹ Œuvres complètesChapitre 207 sur 233 · I. Barguigner, marchander, hésiter · texte numérisé non relu

I. Barguigner, marchander, hésiter

Z. Hardis, une monnaie décriée,

ŒUl'RES DE FRANÇOIS VILLON 23b

B. J'ay dueil que vieulx villains tarnys* Soient d'or et d'argent si garnis, Et mignons en ont tant besoing.

M. Nous avons froid. B. Chauld. M. Faim.

B. Soif. M. Soing.

B. Nous tracassons. M. Çà. B. Là. M. Près.

B. Loing.

M. Sans proufïit. B. Sans quelque advantaige, M. Mais, s'on nous fonçoit or au poing, Nous serions pour faire à ung coirg Nostre prouffit d'aultruy dommage.

Avez-vous tousjours l'heritaige Do Baillevent? B. Ouy. M. J'enraige Qu'en Mallcpaye n'a vins, blez, grains.

B. Cent francs de rente et ung fromaige, Vous m'orriez dire de couraige :

Vive le roy ! M. Ronfflez, vilains !

B. Qui a le vent-? M. Joyeulx mondains. B. Gré de dames? M. Amoureux craints.

B. Et l'argent, qui? M. Qui plus cmbourcc. B. Qu'est-ce d'entre nous courtissains?

M. Nous prenons escus pour douzains, Franchement, et bourse pour bource.

B. Ha ! Monseigneur ! M. Sang bien, la mousse M'a trop cousté. B. Et pourquoy? M. Pource. B, Hay ! hay ! tout est mal compassé.

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