‹ Œuvres complètesChapitre 206 sur 233 · Jobelin, jargon ou argot, comme on l'a vu ci-dessus · texte numérisé non relu

Jobelin, jargon ou argot, comme on l'a vu ci-dessus

5. Esclin, petite monnaie allemande ou anglaise (schelling et shilling).

B. De congnoissance bien pourveuz Et de sagesse. M. On nous a veuz Si gentilz et si francs. B. Si doulx.

M. Hélas ! cent escuz nous sont deubz. B. Au fort, si nous les eussions euz, On en tint plus compte de nous.

M. Nous avons faict plaisir à tous.

B. Chère à dire . D'ond venez-vous?

M. Esmerillonnez. B. Advenans.

M. Cent escuz, et juger des coups.

On auroit beau mettre aux deux bouts, Se nous ne tenions des gaignans.

B. Nous sommes deux si beaulx gallans.

M. Fringans. B. Bruyans. M. Allans. B. Parlans,

Esmeuz de franche volunté.

B. Aagez de sens. M. Et jeunes d'ans.

B, Bien gays. M. Assez bien rescréans.

B. Povres d'arge.it. M. Prou de santé.

B. Chascun de nous est habité^.

M. M.^ison à Paris. B. Bien monté.

Aussi bien aux champs qu'en la viUe.

M. Il y a ceste malheurté.

Que de l'argent qu'avons preste Nous n'en arrons ne croix ne pille.

B. Où sont les cens et deux cens mille Escuz que nous avions en pile.

Quand chascun avoit bien du sien?

r. Propriétaire.

M. Au fort, se nous n'en avons mille, Nous sommes, selon l'Evangile, Des bienheureux du temps ancien.

B. J'aymasse mieulx qu'il n'en fust rien. M. Trouvons en par quelque moyen.

B. Qui en a à présent? M. Je ne scay. B. Hé, ung engin parisien...

M. Art lombard. B. Franc praticien.

Pour faire à présent ung essaj' !

M. Je vis le temps que j'avançay

L'argent de chose, et adressay

Tel et tel et tel bénéfice.

B. Et, pour moy, quand je compassay

Monseigneur tel, et pourchassay

Moy mesmes tout seul son office.

M. J'estois tousjours à tous propice;

Mais je crains... B. Et quoy? M. Qu'avarice

Nous surprint, si devenions riches.

B. Riches, quoy ! Ccste faulce lisse,

Pouvrcté, nous tient en sa lice.

M. C'est ce qui nous faict estre chiches.

B. Nous sommes legiers. M. Comme biches. B. Rebondis... M. Comme belles miches.

B. Et fraysés... M. Comme beaulx ongnons. B. Aussi coustelez. M. Comme chiches.

B. Adventureux. ^I. Comme Suysses A Nancy, sur les Bourguygnons'.

1. Ce dialogue a donc été composé après la bataille de Nancy en

B. Entre les gallans. M. Compaignons.

B. Entre les gorgias. M. Mignons.

B. Entre gens d'armes. M. Courageux.

B. S'on barguigne^. M. Nous barguignons.

B. Heureulx, M. Comme beaulx champignons.

Mis sus en ung jour ou en deux.

B. Nous sommes les adventureux Despourveuz... M. D'argent. B. Plantureux... M. De nouvelles plaisantes. B. Tant M. Pour servir princes. B. Curieux.

M. Et pour les mignons. B. Gracieux.

M. Et pour le commun. B. Tant à tant.

M. Hée, monsieur de Baillevent, Quand reviendra-il le bon temps?

B. Quand chascun aura ses souhaits.

M. Cent mille escuz argent comptant. Sur ma foy, je seroye content Qu'on ne parlast plus que de paix.

B. Nous sommes si francs. M. Si parfaits. B. Si sçavans. M. Si cauts en nos faiz. B. Si bien nez. M. Si preux. B. Si hardis. M. Saiges. B. Subtilz. M. Advisez. B. Mais Faulte d'argent et les grans prestz...

M. Nous ont ung peu appaillardis.

B. Abandonnez. M. Comme hardis^.

B. Requis. M. Comme les gras mardis.

B. Et fiers. M. Comme ung beau pet en baing.

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