‹ Œuvres complètesChapitre 48 sur 233 · Pourvu que j'aie eu quelque bon temps · texte numérisé non relu

Pourvu que j'aie eu quelque bon temps

3. « Ici, dit Villon, que l'homme vieil et pauvre se conforte en sa fin. 1 C'est une note de Clément Marot. La suite rendrait toutefois plus probable le sens : Pauvre vieillard prenne ce confort.

Or luy convient-il mendier, Car à ce force le contraint.

Regrette huy sa mort, et hier^; Tristesse son cueur si estrainct.

Souvent, se n'estoit Difu qu'il crainct, Il feroit un horrible faict.

Et advient qu'en ce Dieu enfrainct*, Et que luy-mesmes se defïaict.

Car, s'en jeunesse il fut plaisant, Ores plus rien ne dit qui plaise. Tousjours vieil synge est desplaisant :

Moue ne faict qui ne dcsplaise.

S'il se taist, affin qu'il complaise, Il est tenu pour fol rccreu'.

S'il parle, on luy dit qu'il se taise, Et qu'en son prunier n'a pas creu*.

Aussi, ces pauvres femmelettes.

Qui vieilles sont et n'ont de quoy,

1. Il redoute la mort hier et aujourd'hui, c'est-à-dire sans cesse, à tout moment.

2. Et il arrive même que la crainte de Dieu ne le retient pas...

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