LES REGRETS
DE LA BELLE HEAULMIÙRE^ Jà parvenue à vieillesse.
Ad vis m'est que j'oy regretter La belle qui fut heaulmièrc, Soy jeune fille souhaitter Et parler en ceste manière :
« Ha ! vieillesse félonne et fière, Pourquoy m'as si tost abatue?
Qui me tient que je ne me fière^ Et qu'à ce coup je ne me tue?
a Toi lu m'as ma haulte franchise Que beauté m'avoit ordonné Sur clercz, marchans et gens d'Eglise; Car alors n'estoit homme né Qui tout le sien ne m'eust donné, Quoy qu'il en fust des repentailles, Mais que luy eusse abandonné Ce que reffussent truandailles'.