‹ Œuvres complètesChapitre 11 sur 74 · MANFRED, — NOTES · texte numérisé non relu

MANFRED, — NOTES

I/asb^. Hélas ! comme tu es pâle ! — tes lèvres sont décolorées, ta poitrine se soulève, — et, dans ton gosier, ta voix ne forme plus que des sons rauques et étoiifTés. — Adresse au ciel tes prières; — prie, — ne fût-ce que par la pensée, mais ne meurs point ainsi.

Manf. Tout est fini, — mes yeux ne te voient plus qu'au travers d'un nuage; tous les objets semblent nager autour de moi, et la terre osciller sous mes pas: adieu, — donnemoi ta main.

L'abbé. Froide! — froide! et le cœur aussi. — Une seule prière! — Hélas! comment te trouves-tu?

MaiNF. Vieillard ! il n'est pas si difficile de mourir. {Manfred expire.)

L'abbé. Il est parti! — son âme a pris congé de la terre, pour aller où? je tremble d'y penser; mais il est parti.

NOTES

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