MARINO FALIERO. — NOTES
sur la république de Venise : Si tu ne changes pas, y est-il dit à l'orgueilleuse république, la liberté, qui déjà chancelle, ne survivra pas d'un siècle à mille ans. Si nous remontons à l'époque où fut fondée la liberté de Venise, nous trouvons que l'élection du premier doge eut lieu en 697; nous ajoutons cent ans à 1697, et nous trouvons que le sens littéral de cette prédiction est : Votre liberté ne durera pas au-delà de J797. Rappelez-vous que Venise perdit sa liberté en 4796, la cinquième année de la république française, et vous conviendrez que jamais prédiction n'a été mieux confirmée par l'événement. Vous remarquerez ces trois vers d'Alamani, auxquels personne jusqu'ici n'a fait attention :
Le non cangi pensier, an teeol sol* No contera sopra '1 millesimo anno Taa libertà, el>e r% fnggendo » toIo.
Plusieurs prophéties ont été moins vraies, et beaucoup ont été appelés prophètes pour moins.
GiNGUENÉ, Histoire littéraire de l'Italie, t. ix, p. 444.