‹ OEuvres complètesChapitre 106 sur 111 · NOUVELLE VERSION · texte numérisé non relu

NOUVELLE VERSION

Vieux chevaliers sans reproche et sans peur, En rougissant, cachez vos croix d'honneur.

De quel éclat il brillait sous le feu,

Cet astre pur, aujourd'hui dérisoire,

Qjiand, pour parer un uniforme bleu,

Il s'échappait des mains de l'Homme-Gloire I

LA CROIX D'HONl^Sait 505

Cet. astre pur, à l'armée, au forum.

Lançait toujours ses rayons au plus digne ; Pour le soldat. Dieu, sur ce labarum.

Avait écrit.: Tu vaincras par ce signe.

A ce trésor que son sang achetait, .

Le mutilé, sans plainte et sans murmure.

Tendait gaiment le bras qui lui restait Et de laurier parfumait sa blessure.

Oui, cachez-les, brisez-les, car j'ai vu Dans les pouvoirs en faire une livrée ; J'ai vu des cœurs qui n'ont jamais battu, S'enfler d'orgueil sous l'étoile sacrée.

Gloire à Guizot! Tartuffe, qu'on sifflait.

Pour se sauver, embrasse sa doctrine.

Et le saint homme, au lieu d'un chapelet, Pend aujourd'hui la croix à sa poitrine.

Pour décorer ses fidèles bourreaux.

L'ordre public, dont le drapeau l'emporte, A découpé le bonnet en lambeaux Qu'il arrachait à la Liberté morte.

Que dis-je? non : le peuple saura bien, Vous séparant d'une ligue ennemie.

Au vil esclave, au soldatH:itoyen, Faire sa part de gloire et d'infamie*

is k foudre popubiie.

■tricrs sani reproche et sans peur

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ROMANCE

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