‹ OEuvres complètesChapitre 109 sur 111 · LA NUIT DE LA TOUSSAINT · texte numérisé non relu

LA NUIT DE LA TOUSSAINT

Tu crains ton vieil époux, Marie, Q.uand le vent souffle au corridor ; De nos amours, je le parie, Ce vent est complice, et l'endort.

Aimons toujours; sans l'éveiller, Marie, La cloche tinte et le pénitent crie...

Une voix dans la rue.

Réveillez-vous, gens qui dormez ; Priez Dieu pour les trépassés.

L'amant part enfin, mais il tombe Sous un poignard jaloux, hélas 1 Et, sans rêver poignard ni tombe, L'amante a fermé ses yeux las.

Réveille-toi : sous ton balcon, Marie, Heurtant un mort, le vieux pénitent crie :

« Réveillez-vous, gens qui dormez ; Priez Dieu pour les trépassés 1 »

Page 1