‹ OEuvres complètesChapitre 110 sur 111 · II · texte numérisé non relu

II

Page 29. Pendant les fêtes de juillet 1832, Moreau aperçut aux Champs-Elysées la princesse Marie en calèche découverte et il écrivit au retour cette chanson. (Note de Fourtier.)

Page 32. Dans la première édition du Myosotis, au bas de cette poésie, qui est quelque peu différente de celle que nous publions selon le texte primitif du Diogène, Moreau avait donné la note suivante :

« Ce nom fatal vient se placer comme de lui-même sous les jeunes plumes qui tremblent en l'écrivant. L'auteur de la Satire du dix-huitième siècle est une gloire consacrée devant laquelle on s'agenouille en fermant les yeux. Pour quiconque ose les ouvrir, il est évident que Gilbert ne fut ni un Chatterton, ni un André Chénier, ni même un Malfilâtre; mais il dut à son agonie solitaire une magnifique inspiration, et

3l6 NOTES

ses adieux à la vie, qut tout le moade sait par coxlt, suffiraient seuls, aajoardlmi qa*il a pris raoïg parmi les véritables poètes, pour faire taire à ses pieds tout reproche d'osorpatioa. — « H. Ho a eau. »

Page 34-11 s'agit d'ane invitation à la soirée du nuriage de M"« Berthier avec H. Curé qui devint président dn Tribanal civil de Provins. (Noie dt M. Eogeron.)

Page 36. Le Diogéne forme neaf numéros. Les quatre premiers ont été imprimés k Provins et les cinq autres k Paris. Hégésippe Moreau, en revenant à Provins, après les trois années si difficiles qu*il avait passées à Paris, avait £ùt jouer, le 3 avril 1833, un vaudeville dont le manuscrit a été perdu : L'Amour à la hussarde. La pièce était gaie, amusante, et réussit à merveille, raconte M. Lfauillier dans un petit livre sur Hégésippe Moreau et son Diogène, Attiré par le théâtre, Moreau ne se contenta pas d'être auteur : il voulut être un instant acteur dans la troupe qtii avait joué son vaudeville, troupe de passage sous la direction de Théodore Chauloia. Quand, après avoir monté à Provins une comédie intitulée : Shakespeare amour eux, le 11 juillet 1833, ces aaenrs donnèrent une représentation à Nogent-sur-Seîne, Hégésippe Moreau remplit le rôle de Shakespeare. C'est là, dit M. Lhuillier, un détail absolument inédit, mais très authentique.

Page 42. Les autres éditions donnent comme titre : Lt Hameau incendié (Elégie).

Page SS- Le Diogène ne porte pas le titre : U Apparition. Il n'a que la date : 6 août 1833.

Page 61. Les éditions du Myosotis portent le nom de M. C. Opoix. M. Lhuillier, dans le livre déjà cité, a donné les renseignements suivants : L'ancien conventionnel Opoix, qui s'était retiré entièrement de la politique depuis la Ré^lution, a publié une histoire de Provins. U était âgé de quatrevingt-neuf ans lorsque Moreau lui adressa ces vers. Une rue de Provins porte le nom d'Opoix. Le numéro du Diogint

où était cette pièce a été imprimé à Paris, chez Félix Locqtiin, rue Notre-Dame des Victoires, 16.

Page 68. Ce numéro du Dtogène a été imprimé à Paris chez Félix Locqnin.

Page 69, vers 20. Chardon, ancien vétérinaire, bibliothécaire de la ville.

Page 69, vers 20. Michelin, docteur.

Page 69, vers 20. Grabut, prêtre, principal du collège.

Page 70, vers 4. L'auteur est ouvrier imprimeur. (Note d'Hégésippe Moreau.)

Page 71, vers 20. Allusion à l'hémistiche: Veuve de La Chapelle. Voyez la préface de Dtogène. (Note de Moreau.)

Dans la préface du Dtogène, Moreau désignait la ville de Melun par ce vers :

La cité d'Amyot, veuve de Lachapelle.

M. Boby de La Chapelle (Moreau a orthographié ce nom de deux manières différentes) avait été préfet de Seine-et- Marne de 1830 à 1832.

Page 74. Ce numéro du Diogètte, imprimé à Paris, chez Éverat, rue du Cadran, 16, porte en sous-titre : Boutades cyniques.

Page 79, vers 16. Tamerlan. (Noie de Moreau.)

Page 82. Le Diogène ne porte pas de titre. Le nom même de Diogène a disparu. Il y a simplement Poésies, et la pièce est datée : Saint-Martin, novembre 1833. Le numéro a été imprimé chez Everat.

Page 88. Ce neuvième et dernier numéro du Diogène, imprimé chez Éverat, ne porte plus aucun titre, pas même le mot Poésies. Deux grandes barres noires sont tracées sur le titre et le sous-titre. Reste simplement : Par H. Moreau, et le titre de la pièce. C'est à propos de cette poésie que Chateaubriand écrivait à Moreau : « Vous avez été touché

3l8 NOTES

de la Ungne de feu. » La première édition du Myosoiisy après avoir mntilé cette pièce comme elle avait mutilé tout le Diogène, donne ce titre : A un enfant.

Page 119. Armand Lebailly a eu entre les mains l'original de cette pièce de vers adressée à Alfred de Vigny. Morean avait signé : H. Morean, place Cambrai, hôtel du Calvados.

Page 122. Cette romance La Fermière, dont Moreau avait composé la musique, fut publiée par le Petit Courrier des Dames en décembre 183;.

Page 122. Madame Guérard, la fermière de Saint- Martin- Chennetron.

Page 12$. Les femmes du monde, dans une de ces phases d'engouement où elles aiment à distraire leur ennui, avaient fait un succès de poète à l'assassin d'une vieille femme, Lacenaire, guillotiné en janvier 1836. Morean protesta par cette pièce contre la vogue que Ton faisait à ce criminel.

Page 134. Ces couplets furent publiés, au mois de mars 1836, par le Petit Courrier des Dames sous le titre de Médor ou Le petit Chien.

Page 136, vers i. L'hôtel Castellane.

Page 137. Publié par Le Journal des Demoiselles en mai

Page 138, vers 18. Je n'ai pour m'éclairer le soir que les yeux de mon chat. (Lettre du Tasse. Note de l'édition de 18^8.)

Page 142. M"* Dondey-Dupré, imprimeur-libraire, qui, après avoir très bien accueilli Moreau, se brouilla avec lai. (Voir dans l'introduction la lettre du 18 août 1836.)

Page 147. M"« Emma Ferrand de Bordeaux, sa plus constante amie à Paris. H. Moreau l'appelait l'idole numéro 3. Sur l'original de cette pièce, il a ajouté, en marge: « Les idoles de mon Panthéon s'appellent Sophie et Louise. » (Ni Fourtier.)

Page 149, vers 17. Dans la copie manuscrite de cette ode que Moreau adressa à M™« Gaérard (24 juin 1836), cette strophe commence ainsi t

Tu m'as relevé de la fange Dont mes faux pas m'avaient couvert.

Mon rameau suppliant se change Devant ta porte en laurier vert.

(Note de Four lier.)

Page 1^6, vers $. Gisquet était préfet de police. Les lecteurs qui ont des curiosités intrépides de tout trouveront assez facilement un ouvrage intitulé : Les Mémoires de M. Gisquet, avec ce sous-titre naïf ; écrits par lui-même. Peu de livres ont an même degré une exaltation de personnalité sans détour. M. Gisquet fait dés la première page cet aveu dénué d'artifice : « J'écris dans la vue de ma propre considération. »

Page 165. Cette chanson parut d'abord sous le titre : L'Amour socratique.

Page 166, vers 20. Il y avait comme troisième couplet dans la première version :

Que de Cupidons à Penchère Dans notre siècle criminel !

C'est en vain qu'on nous parle en chaire De Gomorrbe et du feu du ciel ; fe ne vois pas qu'il se rallume Et déjà Paris est ancien.

Oh ï etc.

Page 171. Cette chanson a été publiée par la Revue poé" tique en 1837, ainsi que la suivante, Surgite, Mortui. Le directeur de la Revue disait en note : « Les deux chansons que nous offrons au public révèlent on des disciples les plus spirituels de notre immortel Béranger. Nous publierons plus tard des œuvres d'un genre plus sévère qui annoncent,

dans M. Morean, l'accord d'un beau talent et d'une haute philosophie. » Dans la suite, on ne publia rien. (NoU £Attnand Lehailly.)

Page 173, vers i. La première version était ainsi :

Dieu ! je f entends, ô Liberté!

Tu nous appelles A des fêtes nouvelles.

Que ion beau chêne ensanglanté Sur ma fosse au moins soit planté; Et, chantant et battant des ailes.

Un rossignol de feuille en feuille ira :

A ion réveil mon âme applaudira.

Page 231, vers 3. Moreau se donne comme frère un soldat mort en Russie, mais il n'a jamais en de frère. Gjmme il souffrait cruellement de sa situation fausse d'en£ant naturel, il voulait se composer une famille dans ses vers.

Page 234. Ce petit conte fut publié sous le titre d^ Abdallah le Maudit dans le premier volume du Journal des Enfants (1837). (Note de Fourtier.)

Page 2$o. Moreau était à l'hôpital de la Charité quand le canon qui tonnait de loin sur le berceau du comte de Paris lui inspira Le Baptême. (Note de Fourtier.)

Page 259. En 1822, M. de Cosnac, évèqu« de Meanx, était venu au séminaire d'Avon. Des félicitations en ven latins et en vers français lai furent adressées par deux abbés de la maison. Hégésippe Moreau, qui avait onze ans, fit alors sa première chanson. Elle a été publiée pour la première fois par M. Octave Lacroix dans une édition précédée d'une notice biographique par Sainte^Marie Marcotte et d'un portrait littéraire par Sainte-Beuve. Vers la même époque Moreau fit les deux pièces qui suivent sur la maladie et la mort de M. Sassinot, directeur du petit séminaire de Meaux.

Page 268. Ce sont les quatrains fûts pour un transp^"^"! 4e l'imprimerie Lebeau. La pièce Vive le Roi! Vive

bniéf fat la revanche de Morean pour ces mauvais vers de commande. (Voir V Introduction, placée en tète du volume de prose.)

Page 270. Morean fit cette chanson à Toccasion d'une croix d'honneur que Charles X avait donnée à M. Gervais, maire de Provins. Moreau regretta ensuite ce mouvement d'humeur contre un homme qui Tobligea.

Page 273. M. Boby de la Chapelle.

Page 274. Cette ode remonte à 1829 : elle était restée en manuscrit. Nous en devons la première publication à M. F. Bourquelot, l'un des biographes de Moreau. (Feuille de Provins, 10 juin 1854.) (Note de Fourtier.)

Page 284. Cette chanson parait se rapporter au même voyage de La Fayette à Provins. (Noie de Fourtier.)

Le cinquième couplet n'a pas été donné dans l'édition publiée par M. Octave Lacroix. M. Fourtier avait le manuscrit qui contient ce couplet.

Page 288. Cette pièce a été inspirée par le même sentiment d'impatience que la pièce sur la croix d'honneur. Il s'agissait de M. Simon, sous-préfet de Provins en 1830, qui venait d'être décoré.

Page 291. JLa Poudrette avait été composée par Moreau à l'époque où M. Thiers se présentait à la députation du cinquième arrondissement. Des mauvaises odeurs arrivaient sur Paris, lorsque soufflait certain veut. Les électeurs du cinquième arrondissement demandaient que l'on déplaçât le dépôt d'immondices, situé alors à Montfaucon.

Page 294. En marge, Moreau a inscrit la note suivante : « Mettre Th... pour Thiers et Sal... pour Salverte, ou plutôt ne pas insérer cette pièce. »

Page 298. Moreau avait fait paraître cette pièce sous le nom de Bertin, et elle avait été imprimée par un petit libraire de la rue de la Michodière, qui s'appelait Ed. Maërte. C'est cette pièce dont il est question dans la lettre de Moreau i M"** Guérard le 7 janvier 1834, quand Moreau s'appelait

Page 1