LE JOLI COSTUS^E
L^ANS Talcôve de ma voisine, Un mardi gras, me réveillant, Sous mes habits je vois Rosine, Qui se mirait en souriant :
 sa bouche un cigare fume ; D'un grivois elle a le maintien :
Oh 1 <{u*elle est bien 1
Oh I qu't7 est bien !
Beau masque, à ce joli costume Pour mon bonheur ne change rie(^.
l66 LE MYOSOTIS
Je comprends que d'un jeune esclave
Virgile ait soupiré le nom,
Je comprends les mœurs du conclave
Et les soupers d'Ânacréon ;
Mais son Bathyle, je présume,
Aurait pâli, rival du mien :
Oh I ({u*elle est bien !
Oh I qu'i/ est bien I Beau masque, à ce joli costume Pour mon bonheur ne change rien.
« Mais sur une tête mignonne, Enfant, ce chapeau doit peser; Les cheveux noirs qu'il emprisonne Hier appelaient le baiser.
Laisse-les, suivant ta coutume.
Flotter sans voile et sans lien :
Oh I <{u*eîU est bien I
Oh I qu'f'/ est bien I Beau masque, à ce joli costume Pour mon bonheur ne change rien.
« Grâce pour deux captifs encore I Oui, foule aux pieds ce frac étroit.
En vain sur la vitre sonore L'aquilon souffle humide et froid :
Mon cœur, que le désir consume.
Palpitera chaud près du tien :