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LES DEUX AMOURS

Une ange sut me channer, Une ange au cœur pur et tendre; De loin, content de Taimer, De la voir et de Tentendre, Je la suivais sans repos, Et mes lèvres enfantines Baisaient sa trace... A propos, Délacez donc vos bottines.

Vous soupirez, et pourquoi?

Riez vite.

Ma petite :

Vous soupirez, et pourquoi?

Riez vite, et baisez-moi.

De sa bouche quand j'ai su Obtenir enfin : « Je t'aime I »

Les mains jointes, j'ai reçu Son baiser comme un baptême; pai, le front sur ses genoux, Prié des heures entières...

A propos, qu'attendez-vous?

Otez donc vos jarretières.

Vous soupirez, et pourquoi?

Riez vite.

Ma petite :

Vous soupirez, et pourquoi ?

Riez vite, et baisez-moi.

Ohl si j'avais, par hasard, Effleuré de mon haleine, Profané de mon regard Son sein rond sous la baleine, J'aurais dit cent fois : « Pardon 1 9 Moi, bâtard de Diogène...

A propos, débouclez donc La ceinture qui nous gêne.

Vous soupirez, et pourquoi?

Riez vite.

Ma petite :

Vous soupirez, et pourquoi?

Riez vite, et baisez-moi.

Ces beaux jours sont envolés :

Que le souvenir en meure I Lorsque vous me consolez.

Peut-être qu'en sa demeure.

Hélas! son oubli m'absout De mon plaisir infidèle :

Amours purs, croyances, tout S'éteint... Soufflez la chandelle.

Vous soupirez, et pourquoi?

Riez vite.

Ma petite :

Vous soupirez, et pourquoi?

Riez vite, et baisez-moi.

LES COTATES

v^RPHELiN, SOUS un cicl avare, Radclifïe m'a donné son lait; Puis de la reine de Navarre Je devins amant et varlet.

Schehrazade est ma &vorite, Et, la nuit, rimeur ennuyé,

Sur ma petite

Couche d'ermite

Quand je m'agite,

Si par pitié La sultane entrait chez moi, vite Elle en obtiendrait la moitié.

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