‹ OEuvres complètesChapitre 81 sur 111 · SOYEZ BÉNIE · texte numérisé non relu

SOYEZ BÉNIE

Je répétais : « Du moins que n'ai-je Ton bras pour guide et pour appui, Frère qu'en un linceul de neige Le vent du nord berce aujourd'hui I... »

Mais, tout à coup, une chaste caresse Sur mon front pâle essuya le chagrin :

Soyez bénie, ô vous dont la tendresse Donne une sœur à l'orphelin 1

En vain, ardent à me poursuivre, Le destin flétrit mes beaux jours; De tous les bonheurs je m'enivre.

Car j'aime de tous les amours.

L'astre charmant levé sur ma jeunesse Promet encor d'échauffer mon déclin :

Soyez bénie, ô vous dont la tendresse Est le trésor de l'orphelin 1

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D'UTLE COUSI'HjE 'DE SE'PT ué'tLS

OélasI si j'avais su, lorsque ma voix qui prêche Tennuyait de leçons, que sur toi, rose et fraîche, Le noir oiseau des morts planait inaperçu ; Que la fièvre guettait sa proie, et que la porte Où tu jouais hier te verrait passer morte...

Hélas I si j'avais su!...

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