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II

Enfin, il a vu fiiir les jours de la souffrance. L'amour de l'étranger le dispute à la France ; Comme le sol natal, le sol qu'il défendit.

Pour couronner son front, de palmes reverdit. — Alors les nations, curieux auditoire.

Applaudissaient de loin cette scène de gloire, Et la France captive oubliant ses revers.

Belle de ses enfants aux yeux de l'univers.

Attentive à ses pas, en vain l'hydre aux sept têtes

Mêle des sifflements au tumulte des fêtes.

Et d'une £iction les organes impurs

Lui lancent chaque jour des blasphèmes obscurs,

Esclaves insolents dont la clameur frivole

Poussait encor le char qui monte au Capitole :

Des droits qu'a défendus son bras victorieux

Il gardera toujours le dépôt glorieux.

Les ans de leurs frimas n'ont pas touché son âme;

Comme elle; sa parole est encore de flamme.

Et sur la jeune France elle a l'autorité

De l'histoire, qui parle à la postérité.

Autour de ce drapeau, sacré par sa vieillesse,

Le citoyen français se rallîra sans cesse ;

Dans l'urne électorale il jettera toujours

Ce nom béni du peuple et blasphémé des cours.

Ce nom, comme un tocsin, de présages sinistres

Troublera le sommeil des coupables ministres :

Fantômes qui, semant la terreur autour d'eux.

Entre le Prince et nous se sont dressés... hideux I

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