‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 13 sur 76 · FIN DU POEME DU BONHEUR · texte numérisé non relu

FIN DU POEME DU BONHEUR

AVERTISSEMENT

L?é pitre sur l'Orgueil et la Paresse de l'Esprit et celle sur l'Amour de l'Etude, que nous joignons ici aux essais poétiques d'Helvétius , n'ont encore paru dans aucune édition des œuvres de ce philosophe. C'est à M. François de Neufchâteau qu'on doit la connaissance de la première de ces pièces , qu'il a publiée en l'an vin , dans le Conservateur , tome II, page 261 : la seconde a'été insérée dans le Magasin encyclopédique , année 1814 9 et le manuscrit, qui nous a été communiqué, est déposé à la Bibliothèque royale.

Helvétius ne s'occupa de poésie que dans sa jeunesse ; il copiait ses épîtres sur un des côtés du papier, et laissait une page blanche pour que Voltaire pût écrire ses observations à côté des vers mêmes. C'est ainsi qu'il soumit à son maître trois leçons successives de son Épître sur l'Orgueil.

Nous ne croyons pas faire tort à la mémoire d'un grand homme en reproduisant ces essais , que lui-même a jugés informes , puisqu'il n'en a conservé qu'un très -petit nombre de vers qu'il a placés dans son poëme du Bonheur. Nous pouvons , sans nuire à sa gloire , copier les vers faibles que son illustre ami lui conseillait de corriger, et qu'il a changés quelquefois avec le plus grand succès. On aime à suivre les progrès de son style , à connaître l'une après l'autre les diverses manières dont il fît ces changemens , à relire les avis que donnait au génie naissant un autre génie consommé dans l'art si difficile d'être éloquent en vers.

Nous avons placé en notes (1) les remarques critiques et souvent vives de Voltaire , qui rendent ces morceaux précieux : on y retrouve son esprit, sa touche, sa vivacité. Ce genre de correspondance entre deux hommes si fameux est fait pour piquer vivement la curiosité , et présente un modèle de critique qui peut être médité avec fruit par les gens de lettres.

(t) Ayant sous les yeux le manuscrit de l'epitre sur l'Amour de l'Étude, nous avons conserve dans les notes l'orthographe que Voltaire avait adoptée. Il est singulier de le voir ôter Ye au mot beau , doubler IV dans araignée , et finir les mots toi, ami, ennui, par un y.

SUR

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