‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 34 sur 76 · LETTRE XVII · texte numérisé non relu

LETTRE XVII

J'ai trop de remercîmens , trop de complimens à vous faire, trop d'éloges à vous donner, mon charmant ami, pour vous écrire ; il faut que je vous voie , il faut que je vous embrasse. On dit que vous venez à Pnris, et que peut-être ma lettre ne vous trouvera pas à Montbar. Si vous y êtes encore, tachez de quitter M. de Buffon, si

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cela se peut. Je sens combien il vous en coûtera à tous deux.

Madame du Châtelet vous désire avec la même vivacité que moi. J'ai vu M. de Montmirel ; je n'ai rien vu ici de plus aimable que lui et que ce qu'il m'a apporté. Faites souvenir de moi le très-philosophe M. de Buffon, à qui je suis bien véritablement attaché. Adieu; je vous embrasse de tout mon cœur : venez, l'espérance et le modèle des philosophes et des poètes.

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