‹ Œuvres complètesChapitre 101 sur 106 · DE L'ESPRIT PAR RAPPORT A LA SOCIETE · texte numérisé non relu

DE L'ESPRIT PAR RAPPORT A LA SOCIETE

On se propose de prouver, dans ce Discours, que le même intérêt qui préside au jugement que nous portons sur les actions, et nous les fait regarder comme vertueuses , vicieuses ou permises , selon qu'elles sont utiles , nuisibles ou indifférentes au public , préside pareillement au jugement que nous portons sur les idées ; et qu'ainsi, tant en matière de morale que d'esprit, c'est Y intérêt seul qui dicte tous nos jugemens : vérité dont on ne peut apercevoir toute l'étendue , qu'en con-

sidérant la probité et Y esprit relativement, 1° . à un particulier ; 2°. à une petite société : 3°. à une nation; If. aux dijjérens siècles et aux dijférens pays y et 5°. à l'univers.

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