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Idée générale.

Chap. II. De la probité' par rapport à un particulier. . . 45

Chap. III. De l'esprit par rapport à un particulier 5o

On prouve , par les faits , que nous n'estimons dans les autres que les idées que nous avons intérêt d'estimer.

Ciîap. IV. De la nécessité où nous sommes de n'estimer

que nous dans les autres 5y

On prouve encore , dans ce Chapitre , que nous sommes par la paresse et la vanité, toujours forcés de proportionner notre estime pour les idées d'autrui, à l'analogie et à la conformité que ces idées ont avec les nôtres.

Chap. V. De la probité par rapport à une société particulière 67

L'objet de ce Chapitre est de montrer que les sociétés particulières ne donnent le nom d'honnêtes qu'aux actions qui leur sont utiles : or, l'intérêt de ces sociétés se trouvant souvent opposé à l'intérêt puhlic , elles doivent souvent donner le nom d'honnêtes à des actions réellement nuisibles au public ; elles doivent donc, par l'éloge de ces actions, souvent séduire la probité des plus honnêtes gens, et les détourner, à leur insu , du chemin de la vertu.

Chap. VI. Des moyens de s'assurer de la vertu 71

On indique, en ce Chapitre, comment on peut repousser les iusinuations des sociétés particulières , résister à leurs séductions , et conserver une vertu inébranlable au choc de mille intérêts particuliers.

Ciiap. VII. De l'esprit par rapport aux sociétés particulières. 77 On fait voir que les sociétés pèsent à la même balance le mérite des idées et des actions des hommes. Or, l'intérêt de ces sociétés n'étant pas toujours conforme à l'intérêt général , on sent qu'elles doivent , en conséquence, porter sur les mêmes objets, des jugemens trèsdifiérens de ceux du public.

Chap. VIII. De la différence des jugemens du public et

de ceux des sociétés particulières 85

Conséquemment à la différence qui se trouve entre l'intérêt du public et celui des sociétés particulières , on prouve , dans ce Chapitre , que ces sociétés doivent attacher une grande estime à ce qu'on appelle le bon ton et le bel usage.

Chap. IX. Du bon ton et du bel usage 91

Le public ne peut avoir, pour ce bon ton et ce bel u^age , la même fstime que les sociétés particulières.

TABLE SOMMAIRE. 58q

Chap. X. Pourquoi l'homme admiré du public n'est pas

toujours estimé des gens du monde pa^e i oo

On prouve qu'à cet e'gard la différence des jugemens du public et des socie'te's particulières tient à la différence de leurs intérêts.

Chap. XI. De la probité par rapport au public. . 108

En conséquence des principes ci-devant établis, on fait voir que l'intérêt général préside au jugement que le public porte sur les action^ des hommes.

Chap. XII. De l'esprit par rapport au public 100

Il s'agit de prouver, dans ce Chapitre , que Testimedu public pour les idées des hommes , est toujours proportionnée à l'intérêt qu'il a de les estimer.

Chap. XIII. De la probité par rapport aux siècles et aux

peuples divers 120

L'objet qu'on se propose dans ce Chapitre , c'est de montrer que les peuples divers, n'ont, dans tous les siècles et dans tous les pays, jamais accordé le nom de vertueuses qu'aux actions, ou qui étaient, ou du moins qu'ils croyaient utiles au public. C'est pour jeter plus de jour sur cette matière , qu'on distingue, dans ce même Chapitre , deux différentes espèces de vertus.

Chap. XIV. Des vertus de préjugé, et des vraies vertus. . 128 On entend ici far vertus de préjugé, celles dont l'exacte observation ne contribue en rien au bonheur public ; et par vraies vertus , celles dont la pratique assure la félicité des peuples. Conséquemment à ces deux différentes espèces de vertus , on distingue , dans ce même Chapitre , deux différente? espèces de corruption de mœurs , l'une religieuse et l'autre politique : connaissance propre à répandre de nouvelles lumières sur la science de la morale.

Chap. XV. De quelle utilité peut être à la morale la

connaissance des principes établis dans les Chapitres

précédens 1 4 1

L'objet de ce Chapitre est de prouver que c'est de la législation meilleure ou moins bonne que dépendent les vices ou les vertus des peuples j et que la plupart des moralistes , dans la peinture qu'ils font des vices , paraissent moins inspirés par l'amour du bien public , que par des intérêts personnels ou des haines particulières.

Chap. XVI. Des moralistes hypocrites 148

Développement des principes précédens.

Chap. XVII. Des avantages qui résultent des principes

ci-dessus établis 1 5a,

Ces principes donnent aux particuliers , aux peuples , et même aux législateurs , des idées plus nettes de la vertu , facilitent les réformes dans les lois , nous apprennent que la science de la morale

5gO TABLE SOMMAIRE.

n'est autre chose que la science même de la législation ; et noits fournissent enfin les moyens de rendre les peuples plus heureux et les empires plus durables.

Chap. XVIII. De l'esprit considéré par rapport aux siècles

et aux pays divers page 160

Exposition de ce qu'on examine dans les Chapitres suivans.

Chap. XIX. L'estime pour les différens genres d'esprit , est, dans chaque siècle, proportionnée à l'intérêt qu'on a de les estimer 161

Chap. XX. De l'esprit considéré par rapport aux différens pays 1 80

Il s'agit , conforme'ment au plan de ce Discours , de montrer que l'intérêt est , chez tous les peuples , le dispensateur de l'estime accordée aux idées des hommes ; et que les nations , toujours fidèles à l'intérêt de leur vanité, n'estiment, dans les autres nations, que les idées analogues aux leurs.

Chap. XXI. Le mépris respectif des nations tient à l'intérêt de leur vanité igo

Après avoir prouvé que les nations méprisent dans les autres , les mœurs , les coutumes et les usages diflerens des leurs , on ajoute que leur vanité leur fait encore regarder comme un don de la nature la supériorité que quelques-unes d'entre elles ont sur les autres : supériorité qu'elles ne doivent qu'à la constitution politique de leur état.

Chap. XXII. Pourquoi les nations mettent au rang des dons de la nature les qualités qu'elles ne doivent qu'à

la forme de leur gouvernement 197

On fait voir , dans ce Chapitre , que la vanité commande aux nations comme aux particuliers; que tout obéit à la loi de l'intérêt; et que , si les nations , conséquemment à cet intérêt , n'ont point pour la morale l'estime qu'elles devraient avoir pour cette science, c'est que la morale , encore au berceau , semble n'avoir jusqu'à présent été d'aucune utilité à l'univers.

Chap. XXIII. Des causes qui , jusqu'à présent , ont retardé les progrès de la morale , 202

Chap. XXIV. Des moyens de perfectionner la morale... 208

Chap. XXV. De la probité par rapport à l'univers 219

Chap. XXVI. De l'esprit par rapport à l'univers 221

L'objet de ce Chapitre est de montrer qu'il est des idées utiles à l'univers ; et que les idées de cette espèce sont les seules qui puissent nous faire obtenir l'estime des nations.

La conclusion générale de ce Discours , c'est que 1' 'intérêt,

TABLE SOMMAIRE. 5cjl

ainsi qu'on s'était propose de le prouver , est l'unique dispensateur de l'estime et du mépris attachés aux actions et aux idées des hommes.

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