Tome I
5q4 table sommaire.
Ciiap. XXI. Du renversement des empires soumis au pouvoir arbitraire ; quatrième effet du despotisme. . -ycige 367 Après avoir montré , clans l'abrutissement et la bassesse de la plupart des peuples soumis au pouvoir arbitraire , la cause du renversement des empires despotiques , on conclut , de ce qu'on a dit sur cette matière, que c'est uniquement de la forme particulière des gouvernemens que dépend l'indifférence de certains peuples pour la vertu ; et , pour ne laisser rien à désirer sur ce sujet , Ton examine , dans les Chapitres suivans , la cause des effets contraires.
Chap. XXII. De l'amour de certains peuples pour la
gloire et la vertu 371
On fait voir , dans ce Chapitre , que cet amour pour la gloire et pour la vertu dépend , dans chaque empire , de l'adresse avec laquelle le législateur y unit l'intérêt particulier à l'intérêt général; union plus facile à faire dans certains pays que dans d'autres.
Chap. XXIII. Que les nations pauvres ont toujours été et plus avides de gloire et plus fécondes en grands
hommes que les nations opulentes 3;(»
On prouve, dans ce Chapitre, que la production des grands hommes est , dans tout pays , l'effet nécessaire des récompenses qu'on y assigne aux grands talens et aux grandes vertus ; et que les talens et les vertus ne sont nulle part aussi récompensés que daus les république^ pauvres et guerrières.
Ciiap. XXIV. Preuve de cette vérité 38o
Ce Chapitre ne contient que la preuve de la proposition énoncée dans le Chapitre précédent. On en tire cette conclusion : c'est qu'on peut appliquer à toute espèce de passions ce qu'on dit, dans ce même Chapitre , de l'amour ou de l'indiflérence de certains peuples pour la gloire et pour la vertu : d'où l'on conclut que ce n'est point à la nature qu'on doit attribuer ce degré inégal de passions dont certains peuples paraissent susceptibles. On confirme cette vérité, en prouvant, dans les Chapitres suivans, que la force des passions dfâs hommes est toujours proportionnée à la force des moyens employés pour les exciter.
Chap. XXV. Du rapport exact entre la force des passions et la grandeur des récompenses qu'on leur propose pour
objet 384
Après avoir fait voir l'exactitude de ce rapport , on examine à quel degré de vivacité on peut porter l'enthousiasme des passions.
Chap. XXVI. De quel degré de passion les hommes sont susceptibles °92
On prouve, dans ce Ch.i) lire, que les passions peuvent s'exalter en nous jusqu'à l'incroyable ; et que tous les hommes , par conséquent > sont susceptibles d'un degré de passion plus que suffisant pour les faire triompher de leur paresse , et les douer de la continuité d'allen-
TABLE SOMMAIRE. 5g5
lion à laquelle est attachée la supériorité d'esprit : qu'ainsi , la grande inégalité d'esprit qu'on aperçoit entre les hommes , dépend et de la diflerente éducation qu'ils reçoivent, et de l'enchaînement inconnu des diverses circonstances dans lesquelles ils se trouvent placés. Dans les Chapitres suivans , on examine si les faits se rapportent aux principes.
Chap. XXVII. Du rapport des faits avec les principes
ci-dessus établis p "ge 3c)§
Le premier objet de ce Chapitre est de montrer que les nombreuses circonstances dont le concours est absolument nécessaire pour former des hommes illustres, se trouvent si rarement réunies, qu'en supposant, dans tous les hommes , d'égales dispositions à l'esprit, les génies du premier ordre seraient encore aussi rares qu'ils le sont. On prouve de plus, dans ce même Chapitre, que c'est uniquement dans le moral qu'on doit chercher la véritable cause de l'inégalité des esprits; qu'en vain on voudrait l'attribuer à la différente température des climats; et qu'en vain l'on essaierait d'expliquer, par le physique , une infinité de phénomènes politiques qui s'expliquent très - naturellement par les causes morales. Telles sont les conquêtes des peuples du nord, l'esclavage des Orientaux , le génie allégorique de ces mêmes peuples ; et enfin , la supériorité de certaines nations dans certains genres de sciences ou d'arts.
Chap. XXVIII. Des conquêtes des peuples du nord. . . . 402 D s'agit , dans «e Chapitre , de faire voir que c'est uniquement aux causes morales qu'on doit attribuer les conquêtes des Septentrionaux.
Chap. XXIX. De l'esclavage et du génie allégorique des
Orientaux 4 1 2
Application des mêmes principes.
Chap. XXX. De la supériorité que certains peuples ont
eue dans divers genres de sciences 42°
Les peuples qui se sont le plus illustrés par les arts et les sciences , sont les peuples chez lesquels ces mêmes arts et ces mêmes sciences ont été plus honorés : ce n'est donc point dans la diflerente température des climats , mais dans les causes morales , qu'on doit chercher la cause de l'inégalité des esprits.
La conclusion générale de ce Discours , c'est que tous les hommes communément bien organisés ont en eux la puissance physique de s'élever aux plus hautes idées; et que la différence d'esprit qu'on remarque entre eux dépend des diverses circonstances dans lesquelles ils se trouvent placés, et de Yéducation différente qu'ils reçoivent. Cette conclusion fait sentir toute l'importance de Yéducation.