Chapitre premier. Du génie
Chap. II. De l'imagination et du sentiment 441
Chap. III. De l'esprit 4^6
Chap. IV. De l'esprit fin et de l'esprit fort 460
Chap. V. De l'esprit de lumière , de l'esprit étendu , de
l'esprit pénétrant et du goût 474
Chap. VI. Du bel esprit 482
Chap. VII. De l'esprit du siècle 4^9
Chap. VIII. De l'esprit juste 49^
On prouve, dans ce Chapitre, que , dans les questions compliquées , il ne suffit pas , pour bien voir , d'avoir l'esprit juste , qu'il faudrait encore l'avoir e'tendu ; qu'en gênerai , les hommes sont sujets à s'enorgueillir de la justesse de leur esprit, à donner à cette justesse la préférence sur le génie ; qu'en conséquence , ils se disent supérieurs aux gens à talens , croient , dans cet aveu , simplement se rendre justice , et ne s'aperçoivent point qu'ils sont entraînés à cette erreur par une méprise de sentiment commune à presque tous les hommes j méprise dont il est sans doute utde de faire apercevoir les causes.
Chap. IX. Méprise de sentiment 5o6
Ce Chapitre n'est proprement que l'exposition des deux Chapitres suivans. On y montre seulement combien il est difficile de se connaître soi-même.
Chap. X. Combien l'on est sujet à se méprendre sur les
motifs qui nous déterminent 5oj
Développement du Chapitre précédent.
Chap. XI. Des conseils 5i8
Il s'agit d'examiner , dans ce Chapitre , pourquoi l'on est si prodigue de conseils , si aveugle sur les motifs qui nous déterminent à les donner, et dans quelles erreurs enfin l'ignorance où nous sommes de nousmêmes à cet égard, peut quelquefois précipiter les autres. On indique, à la fin de ce Chapitre , quelques-uns des moyens propres à nous faciliter la connaissance de nous-mêmes.
Chat. XII. Du bon sens 527
Chap. XIII. Esprit de conduite page 53 1
Chap. XIV. Des qualités exclusives de l'esprit et de
l'âme 5 1 1
Après avoir essayé , dans les Chapitres précédens , d'attacher des idées nettes à la plupart des noms donnés à l'esprit , il est utile de connaître quels sont, et les talens de l'esprit, qui, de leur nature, doivent réciproquement s'exclure, et les talens que des habitudes contraires rendent , pour ainsi dire , inalliables. C'est l'objet qu'on se propose d'examiner dans ce Chapitre et dans le Chapitre suivant , où l'on s'applique plus particulièrement à faire sentir toute l'injustice dont le public use , à cet égard , envers les hommes de génie.
Chap. XV. De l'injustice du public à cet égard 553
On ne s'arrête , dans ce Chapitre , à considérer les qualités qui doivent s'exclure réciproquement , que pour éclairer les hommes sur les moyens de tirer le meilleur parti possible de leur esprit.
Chap. XVI. Méthode pour découvrir le genre d'étude
auquel on est le plus propre 566
Cette méthode indiquée , il semble que le plan d'une excellente éducation devrait être la conclusion nécessaire de cet ouvrage : mais ce plan d'éducation , peut-être facile à tracer, serait, comme on le verra dans le Chapitre suivant , d'une exécution très-difficile.
Chap. XVII. De l'éducation « 575
On prouve , dans ce Chapitre , qu'il serait sans doute très-utile de perfectionner l'éducation publique , mais qu'il n'est rien de plus difficile ; que nos mœurs actuelles s'opposent, en ce genre, à toute espèce de réforme ; que , dans les empires vastes et puissans , on n'a pas toujours un besoin urgent de grands hommes; qu'en conséquence, le gouvernement ne peut arrêter long-temps ses regards sur cette partie de l'administration. On observe cependant , à cet égard , que , dans les «tats monarchiques , tels que le nôtre, il ne serait pas impossible de donner le plan d'une excellente éducation ; mais que cette entreprise serait absolument vaine dans des empires soumis au despotisme , tels que ceux de l'Orient.