‹ Œuvres complétes (volume 2)Chapitre 171 sur 436 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

Sa précieuse mort.

Dieu tout bon et tout miséricordieux, qui avait inspiré à la sœur Marie-Angélique tant de désirs de la mort, lui accorda enfin-

ŒUVRES COMPLETKS DE BOIDON.

ce qu'elle nvail souliailù avec tant d'ardeur ; elle en avait en révélation, ce qui est arrivé à grand nombre de saints. Elle a dit à des personnes de confiance, qu'elle serait malade durant une année, et qu'ensuite elle mourrait, ce qui s'est vérifié exactement, sa dernière maladie avant commencé le 16 février de l'année IG8V, et son décès étant arrivé le 16 du même mois de l'année 1685; c'est ce qui lui lit dire à son directeur entrant en sa chambre avant un long voyage qu'il allait l'aire, qu'elle se sentait le cœur très-pressé et dans la liouleur, ayant un pressentiment que ce serait pour la dernière fois, comme il est arrivé. Elle a aussi |)rédit le genre de sa dernière maladie, et que la divine Piovidence changerait la conduite qu'elle tenait sur elle depuis un si long temps, la mettant dans une entière impuissance de manger ni viande, ni poisson, ni œuf, ni potage maigre qui fût bien accommodé, et souvent même du pain, à moins que ce ne fût du gros pain, ne lui (lermettaiit pas de s'approcher jamais du feu, et de se servir de remèdes en ses maladies, ce qui a été remarqué • car cette dernière année elle a eu la liberté de se chauffer, de prendre des bouillons de viande, et d'user des remèdes ordinaires de la médecine ; de se chauffer, et d'être traitée comme les autres malades, à l'exception d'environ un mois, qu'elle ne put prendre que du lait avec du pain.

Cependant il ne faut pas penser que cette liberté qui lui fut accordée donna à sa nature quelque satisfaction, dont elle portait une privation entière; la divine Providence en cela la fit toujours marcher par la même voie, lui ôtant tout le plaisir que ces choses lui pouvaient naturellement donner. Ses maux redoublèrent, et elle soulfril tant de douleurs, et si aiguës, qu'on aurait de la peine à se les imaginer; on avait beau lui donner des remèdes, ils lui étaient inutiles et sans effet ; mais ce qui lui était plus crucifiant, est lasoiistraction d'une certaine force qui lui avait été accordée dans ses plus douloureuses souffrances, et qui la soutenait si puissamment, qu'au lieu de se laisser aller à la moindre plainte, elle paraissait comme insensible, au grand étoniiement de ceux qui savaient ses tourments. Pour lors elle était comme laissée à elle-même et à la sensibilité de la douleur, ce qui lui tirait quelques plaintes, quoique sa constance fût inébranlable dans le fond de son âme. C'est en cet état que Job, le miroir d'une patience achevée, a dit qu'il s'ennuyait de vivre (Job. X, 1) ; cjue le grand Ajjcjire qui protestait (// Cor. vil, 1) qu'il surabondait de consolations au milieu de ses tribulations, a déclaré (// Cor. i, 8) que son allliction était si excessive, que la vie lui était ennuyeuse : mais notre bon Sauveur n'a-t-il ]>as dit, comme il est écrit dans l'Evangile de saint IVIatthieu (xx.vi, 38,, que son âme était saisie d'une tristesse mortelle? Cet évaugéliste ne nous apprend-il pas qu'il commença à être triste et allligédans le village de ficlhsémaiii, 1 "est-à-dire, comme le remarquent les inter-

prètes, à être fort pressé par la tristesse ; néanmoins son âme en sa suprême partie jouissait des joies incompréhensibles de la vision béatifique.

Il fallait que notre sœur, approchant de. la inori, entrât en participation de l'état de son divin Maître, lorsqu'il s'en retourna à son Père, et sortait de ce monde; et à son imitation, au milieu de ses peines, elle priait avec plus d'application. Les plus grandes qu'elle endura encore durant cette dernière année, furent les tentations de réprobation dont ellefut exercée d'une manière terrible; elle ne l.iissa pas cependant, parmi tous ces maux, de veiller les nuits entières devant le très-saint Sacrement durant trois mois ]ieiidant ce dernier temps de sa vie ; mais depuis la fête de la Toussaint, qui jirécéda sa mort do trois mois et demi, elle fut réduite par ses maladies dans une entière impuissance de continuer ses veilles dans l'église. Les diables lui avaient insulté là-dessus aujiaravant, lui ayant dit que bientôt ils l'empêcheraient bien de continuer davantage cet exercice de piété et de dévotion envers notre adorable Sauveur dans ce mystère de la consommation de son amour ; ce qu'ils pouvaient facilement préjuger par la liberté qui lui en serait ùtée par ses maladies.

Soi corps en fut accablé pendant cette dernière année ; les fluxions étaient abondantes, et elle était travaillée d'une toax si fréquente, qu'à [leine pouvait-elle respirer; elle avait un flux qui ne la laissait pas en repos , des maux de cœur extrêmes , une douleur de côté si violente, que sa chairs'enffait à faire peur, et qu'il semblait que ses os allaient sortir de leur place : joignez toutes ces peines extérieures aux intérieures, et vous verrez une personne sur une épouvantable croix. Si Dieu emjdoie tant de travaux à purifier les âmes les plus saintes pour paraître à la mort en sa divine présence, que doivent faire les pécheurs qui ont tant de crimes, et qui sont souillés par tant d'abominations? Mais il faut au^si méditer que les saints souffrent selon la mesure que la gloire de Dieu leur destine, et de plus pour se disposer à ses plus pures et |ilus intimes communications; et que, comme l'a remarqué un pieux et savant auteur, les grandes croix, ainsi que la société manifeste de Jésus dont elles sont suivies, ap|iarticnneiit plus communément aux âmes qui n'ont commis aucun péché notable dejjuis leur baptême, qu'à celles qui en ont été lavées par la pénitence. Notre bon Sauveur avait fait connaître à notre sœur les desseins qu'il avait de la [nirifier et sanctifier par toutes ces dernières souffrances, dans une vue surnaturelle, oii elle crut voir une fournaise ardente dans laquelle il jetait son cœur elle consumait entièrement.

Enfin, l'heure que la divine Providenco destinait pour la tirer du monde approchant, ses peines redouolèrcnt à l'intérieur et à l'extérieur; on la vit en des angoisses terribles ; elle fut comme abandonnée à la doir-

77)3 L'AMOUR DE DIKl!

leur, cl elle ressonlil plus vivement (lue jamais les croix. Kile entra dans un délaissement bien crueifiant par une crainte rjui la saisit (jue tous ses (Hais n'eussent été des illusions, Dieu |)ermettant au diable de lui mettre dans l'esprit qu'elle avait été trompée : elle voyait des trimes eu ses plus innocentes actions, en sorte qu'elle aurait beaucoup embarrassé pour lors tout autre confesseur que son directeur, et assurément ce fut pour elle un efl'et d'une singulière providence, que son retour d'un long voyage j)our l'assister en ces jours mauvais; et il sembla qu'elle n'attendait que lui, puisqu'elle mourut peu de temps après son arrivée.

Pendant néanmoins le crucifiement de son esprit et l'abattement de son corps jtar une douleur universelle depuis les pieds jusqu'à la tète, elle avait des intervalles de bonnes lumières et d'une sainte consolation ; et dans ce temps-là elle parlait de Dieu avec une ferveur sensible : il y avait plusieurs mois que ses entretiens oriiinaires n'étaient que de la mort, de l'éternité, etfiu Dieu de l'éternité. Dans ses dernières heures elle s"écriait: « .\imer, mourir et souU'rir, voilh ce que nous avons à faire : ô que la mort me semble avoir de charmes I quand je pense que jiar elle le règne de Dieu arrivera, et que celui du péché sera détruit; ce qu'elle répétait plusieurs fois. » Elle s'écria une fois tout à coup : « c'est le divin amour (pii a tout fait faire à Dieu, c'est pour le divin amour que tout est fait, il faut ([ue tout se réduise à cet amour; » et elle dit là-dessus des vérités sublimes et édifiantes. Il est assuré qu'elle parlait au delà de sa capacité, ce qui étonnait des personnes d'esprit et de science. Elle dit la veille de sa mort à son directeur, que s'il lui fallait passer par une fournaise de feu pour aller à Dieu, elle s'y jetterait de grand cœur; et durant quelque |i('u de temps qu'elle n'eut pas l'usage de sa raison, elle criait : « Allons à Dieu, allons à Dieu, donnez-moi ma robe pour m'en aller;» et aux assistants : « Ne voulez-vous pas venir avec moi? vous serez ravis devoir Dieu, allons donc, allons à Dieu ; » et elle tâchait de se lever si elle eût pu. Etant revenue à elle-même, etjouissant d'ui>e entière liberté d'esprit, elle dit à son directeur qu'elle était dans un état très-paisible, qu'elle sentaitson esjirit s'en aller doucement à Dieu et se réunir à son principe ; et peu après : « Mes intérêts me prennent, j'ai peur des jugementsde Dieu; » et son directeur lui ayant répondu : « C'est maintenant plus que jamais qu'il faut dire, Dieu seul, » elle répéta plusieurs fois : a Dieu seul, Dieu seul, Dieu seul, je ne veux que Dieu seul, rien que Dieu, rien que Dieu, rien que Dieu. »

C'est une chose merveilleuse que la grandeur de la pureté oij l'âme doit être jiour jouir de Dieu; ce Dieu saint et la sainteté même ne laissait en sa servante aucune imperfection sans la [mnir aussitôt. Etant à l'agonie, et sa gorge étant toute desséchée , ayant demandé un peu à boire pour recevoir

SEi;i.,

(piehjues soulagements qui, h la vérité, n'étaient plus nécessaires , elle en fut terriblement punie , Dieu ayant permis au démon de la tcjurinentci- ciuullemeni , de lui renqilir l'imagination d'espèces atfreuses, et de lui faire portei' des impressions malignes que leur rage leur inspirait. Son directeur l'exhortaiU à la couliance dans ce temps de la tentation, eIhUui répondit :« Il n'y a plus de miséricorde pour moi; » ce (lù'ellc disait par la suggestion du démon, qui s'était emparé de son invagination

Mais notre bon Sauveur l'ayant délivrée de toutes ces impressions diai>oli(|ues , elle dit : « les jugements de Dieu sont clfroyables ; » puis, rentrant dans le calnu;, elle demeura dans une douce et continuelle tendance à Dieu, ^'oici une protestation de sa dernière volonté, qu'elle lit. et qu'elle voulut signer , mais avec une grande i)eine. les forces du corps lui manquant.

« Au nom du Père, et du Fils, et du Sainl- Esprit mon Dieu.

« Je désire de mourir dans l'union de notre bon Sauveur Jésus-Christ comme sa victime, et particulièrement la victime de cet aimable Sauveur dans 'le très-saint Sacrement de l'autel , m'unissant à son immolation à son Père, lui référant l'être qu'il ma donné, et me réjouissant de le lui sacrifier par ma mort ; désirant de tout mon cieur que son règne arrive en tout ce (|ue je suis, et que ses divins intérêts s'étSblissenl sans réserve en moi, voulant oublier pour jamais les miens, et lui abandonner mon éternité, seulement que la très-sainte Trinité soit uniquement glorifiée en moi. Dieu seul, Dieu seul. Dieu seul. Ses seul.s intérêts, sa seule gloire, en ma mort, après ma mort, pour jamais. Je meurs fille de la sainte Eglise romaine , sous la protection de la très-sainte Vierge, toujours Vierge immaculée , même dès le [iremier moment de sa toute sainte conce|)tion. Vierge mèie de Dieu (vérités pour lesquelles je voudrais donner de bon cœur ma vie) , sous la protection de saint Michel et des autres se[)t jirinces qui sont les plus près du trône de Dieu; de mon bon ange gardien, de tous les neuf chœurs des anges bienheureux , de saint Joseph, de saint Jean l'évangéliste, de saint Elie , de sainte Thérèse , du bienheureux Père Jean de la Croix, et de tous les saints.

Marie-Akgéliql'e de la Providence. »

Elle reçut les sacrements de pénitence, de la divine communion et de l'extrèmeonction, et, après être entrée dans une agonie assez tranquille qui dura peu, et at>rès les prières ordinaires de l'Eglise, (lue l'on fait pour l'âme en cet état , elle rendit son esprit à Dieu, un vendredi, environ sur les onze heures du matin , le 16 lévrier de l'année 1685, comme il a été dit, étant âgée de trente-quatre an.- et trois mois.

(t L'VKFS COMI'LETLS DK llOl'DON.

Elle fut revêtue de lliabit des reliiîieiises de Notre-Dame du mont Cnniiel , aven le voile ; et son co:ps, quoique sou âme en fût sé[)arée , avait quelque chose qui donnait de la dévotion. On le laissa exposé, le visage découvert, et dès que l'on sut sa mort. Ton y vint en foule pour lui jeter de l'eau hénite. Ce fat une chose bien remarquable, d'y voir la granrje nllluence de toute Sorte de personnes (j« ditféreiUs états, qui continua depuis les onze heures du matin jusqu'à liuit heures du soir. On ne se contentait pas de baiser les mains et les [lieds, mais on coupait de ses cheveux, de ses hal)its , de ses autres hardes , des gens même considérables demandant quelque chose qui lui eût ap[iartenu ; on ne pouvait quitter ce corps mort, à la tlitférence des autres qui donnent de l'horreur, et il demeura si flexible , môme le lendemain , que l'on lui donnait tous les mouvements et postures que l'on voulait. Les petits écoliers , au sortir du collège, y accoururent, et ils demeuraient à genoux auprès de ce corps dans une modestie qui édifiait. Mais ce qui est bien étonnant , est de voir un concours si grand de toute sorte de [lersonnes pour une tille dont la vertu était connue de peu de gens; et l'on n'en jieut altiibuerla cause qu'à des u]ouveraents secrets ([ue la divine Providence en inspirait. La même chose étant arrivée au décès du P. Bernard, homme de Dieu, dont la piété singulière a fait tant d'éclat à Paris; et le nonce du Pape qui était pour lors en France, l'ayant remarqué, passant devant la maison de te serviteur de Notre-Seigneur et de son immaculée Mère, il s'écria : le grand amour de ces peuples qui accourent par respect pour voir le corps de ce prêtre, est une grande marque de sainteté.

Plusieurs ecclésiastiques et autres personnes de piété veillèrent auprès du corps de notre sœur , et le lendemain . après avoir été porté à l'ég'ise de la paroisse, il fut conduit en l'église des religieuses Ursulines pour y être enterré. Elle avait autrefois désiré d'être enterrée dans un cimetière de la ville d'Evreux, qui est proche du giand chemin , hors des faubourgs, et qui est destiné |)Our les pauvres qui passent, ce qui a été remarqué ; mais l'amour de son Sauveur au très-saint Sacrement de l'autel , l'avait emporté au-dessus des inclinations que le désir de son abjection lui causait. Il était juste que son corps demeurât a|)rès sa mort où il avait été si continuellement le jour et la nuit pendant sa vie. 11 a donc été enterré aux pieds du saint autel, où elle avait veillé si longtemps en oraison avec son bon Maître. Dieu tout bon lui enavait voulu donner quelque connaissance, quelques mois auparavant son décès. Car un jour elle fut sur[irise de voir une personne qui lui ressemblait revêtue en Carmélite au milieu tie deux anges qui la mettaient dans un lieu |)roche de l'autel, ce qui sans doute était une marque do ce qui est arrivé.

Monsieur de l'Angle, chanoine de l'église

cathédrale d'Evreu\ , pénitencier, officiai, et grand vicaire de monseigneur l'évêque , officia à ses funérailles; il y célébra la messe solennellement, M. Jarùet, chanoine de la même cathédrale , et sous-pénitencier, y servant de diacre , et M. Maréchal, confesseur des religieuses de la maison, de sous-diacre , et plusieurs autres ecclésiastiques y assistant : l'église des Ursulines était tendue de blanc, et le drap qui couvrait la bière était d'un beau tatfetas de la même couleur. Les pensionnaires dc-sdites religieuses sortirent pour accompagner le corps, ayant toutes des cierges blancs en leurs mains, et grand nombre de filles de la ville s'y trouvèrent; la fou'edu peuple fut encore grande le jour de l'enterrement aussi bien que la veille, et de|>uis ce jour-là plusieurs personnes viennent à son tombeau pour y implorer les miséricordes de Dieu. Il n'y a pas jusqu'aux petits enfants qui ne veuillent être du nombre , et ceux mêmes que l'on conduit par la main, et qui, par un mouvement secret, mais puissant, pressent les mères de les conduire au tomlieau de la servante de Notre-Seigneur et de son immaculée Mère; et y étant arrivés , on les voit se prosterner, et baiser avec respect le lieu où elle est enterrée.

L'on ra|)porte plusieurs secours merveilleux arrivés à diverses personnes après avoir eu recours à son intercession ; mais comme ces choses ne sont pas autorisées par ceux à qui il appartient d'en juger, nous les laissons au temps que la divine Providence a destiné pour les faire éclater, si elle en dispose de la sorte. L'on a fait encore un service solennel à la fin de l'année, où M. Duraucel, chanoine de l'église cathédrale, archidiacre et grand vicaire de monseigneur l'évêque. a officié, n'étant pas à Evreuxdaus le iem|)S de sa précieuse mort.

On ra|)|iorte encore une révélation qu'une personne de piété a eue de la gloire de la sœur Marie-Angélique, dans laquelle il lui a été montré qutdle avait été en purgatoire dejiuis les onze heures du matin jusqu'à environ les sept heures du soir. Celle [lersonne qui demeure dans un lieu éloigné d'Evreux, n'a jamais connu notre sœur, mais elle en a eu plusieurs fois des vues surnaturelles }iar des lumières extraordinaires ; elle l'a vue pendant sa vie coiume un vase précieux que Di(;u prenait soin d'embellir et d'orner, et il lui fut dit durant sa dernière maladie, qu'elle mourrait, comme il est arrivé. Mais ce n'est pas la seule personne à qui noire bon Sauveur a fait connaître les grâces et les vertus de la sœur, (pie nous avons proposées, comme nous avons déclaré dans le premier chapitre de cette histoire, afin que nous aimions Dieu pour Dieu à son imitation, afin que Dieu seul soit l'esfirit dominant qui vive et qui règne dans tout ce que nous sommes, dans tout ce que nous faisons, dans tout ce que nous soulfrons. C'est ainsi que nous finissons ce |ietit ouvrage, comme nous lavons commencé; car enfin nous ne pouvons uous lasser de le ilire, et redire:

737 VIE DE SAIM TALllIN. 738

Dieu seul , Dieu seul, toujours Dieu seul, niciils de ma vie en ci-lte niamôrc. Ainsi

dans ruiiiou rie noire bon Sauveur Jésus- soit-il, ainsi soil-il, ainsi soil-il.

Christ. () mon Dieu! 6 mon Dieu! que votre Loué, béni et adoré soit Aoire -Seigneur

|uir amour me tasse finir les derniers mo- Jésus-Christ dans ses suinls. Ainsi soil-il.

LA

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