‹ Œuvres complétes (volume 2)Chapitre 224 sur 436 · I.KTriU;S. — A MADA.Mi: Di; KOIVF.S · texte numérisé non relu

I.KTriU;S. — A MADA.Mi: Di; KOIVF.S

soit quo nous les regardions en nous, soit que nous les considérions dans les autres; et c'est un étrange dérèglement (jue de s'en attrister, de s'en faire des peines, car c'est se tourmenter de ce que Dieu lait ; ne saitil pas bien ce qu'il a à faire, voulons-nous lui apprendre à gouverner ses créatures? La vue de la volonté de Dieu ne souU're point d'exception puisque tous les maux viennent de lui ; il a voulu niéme, par une miséricorde incompréhensible, saiictitier ce qu'ily a de plus humiliant et de plus douloureux dans les maux, avant bien voulu passer pour fou, et être traité de la sorte par ilérode et toute sa cour, et mourir au milieu d'une immensité de douleurs. L,a très-douce Vierge l'a vu dans cet état, et l'Ecriture nous apfirend qu'elle était debout; elle n'était pas abattue, elle ne criait point, elle adorait avec une soumission parfaite la conduite du Père éternel, elle ne s'inquiétait point de ce que ses disciples l'avaient abandonné et qu'il mourait sans aucun secours, elle était entièrement unie au sacrifice que son (ils adorable fai.^ait le lui-môme; et après qu'un Dieu fut sacrifié, y a-t-il rien au monde dont nous ne devions faire un sacritice, et y aurait- il à hésiter quand il faudrait sacrifier des millions de monde qui devant Dieu ne sont rien? L'esprit de ]& religion est un esprit de sacniice, et n'est-ce pas une ciiose lamental)le de voir des personnes même religieuses se tourmenter pour donner à Dieu et immoler à sa grandeur quelque maladie, humiliation ou quelque créature? Est-ci; être entré en vérité dans le noviciat seulement de religion chrétienne? Est-ce connaître la grandeur de Dieu? Mais comment n'être pas intiniment consolé, bien loin d'être dans l'inquiétude, de savoir que les plus grands maux nous deviennent de très-grands biens, que nous ne pouvons jamais mieux être que lorsque nous sommes dans l'état où Dieu nous met, quoique notre raison n'en discerne pas les avantages, mais n'est-ce pas assez de savoir que c'est Dieu qui le fait? Peut-il faire quelque chose qui ne soil parfaitement bien iail?

Il est vrai que dans les maux qu'il nous envoie, il prépare de certains secours et pour l'intérieur et pour l'extérieur, le recours à la prière, à la sainte Vierge, aux bons anges, aux saints, la confiance en son aimable providence, les avis que l'on peut prendre, les remèdes naturels à l'égard du corps, il faut s'en servir dans son ordre, mais à l'égard des remèdes que l'on ne peut pas avoir, il veut aussi cette privation, et pourquoi donc ne la voudrait-on pas? quels remèdes, et pour l'intérieur et pour l'extérieur, avaient les anachorètes qui vivaient seuls dans les déserts ?

11 faut de plus ne se procurei' ni augmenter ses maux par soi-môine, |/ar un enlêiement ou se privant îles secours que l'on peut avoir, ou faisant des choses qui contribuent à nos maux, jiar nos réflexions et une trop grande occupation de nos peines, ou en quelque autre manière que ce soit ; si cela- est arrivé, il faut en demander pardon à Dieu etsoulfrirla [leine que nous en portons, car Dieu veut cette (leine, quoiqu'il ne veuille pas nos défauts, et tâcher avec notre divin Sauveur de nous en corriger à l'avenir.

Je pars pour mes visites avec le secours divin. Je salue vous, chère sœur, la sœur Pétronille, vos bons anges, tous les bons anges et saints [latrons de votre sacré Institut, de la ville et du diocèse de Paris, et des personnes qui y sont, et suis, ma chère (ille, votre, etc.

A Erreux, le 21 novembre, la veille de la fête du Irès-saint et du (rês-doux nom de Marie, l'admirable Mère de Dieu.

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