LETTRES. - A MADAME DE ROUVES
SGi
tombeau de la l)ienlioiircuse Armello, la fille du divin anioiir et ilo son aimable providciiee. Celte môme Providence va lait trouver bien du monde. Je prie le Saint-Ks[irit, le Dieu de l'amour, (pi'il allume dans tous les cœurs le feu sacré de son juir et saint amour. Nous fai.sons une neuvaine au tombeau de cette sa'inte (111e, av^c les religieuses du lieu , pour demander cette grâce. Nous ne vous y oublions pas, non plus (juc Mme Anne et Mme Simon, et dans les autres lieux de dévotion où nous nous trouvons. Nous l'avons fait jiarticulièrement h Loudim, à l'exposition du linge teint de l'onction .sacrée et miraculeuse que le grand saint Joseph y a mise. L'on nous a donné une main de papier qui a touché h celte onction miraculeuse, et la figure de la main de lu sainte mère Jeanne des Anges, avec (luatre noms sacrés qui y sont écrits de son sang (23). 11 me semble que la divine Providence nous arrêtera ici jusqu'après la fôle de la trioinl)hanie Assomption de Notre-Dan.ie, jionr y (irêcher le divin amour dans plusieurs maisons religieuses , et pour nous consacrer tout de nouveau, lejour de la fête (Ju triomphe de notre grande reine, au Iriomfihe du saint amour en elle et par elle dans ses pauvres serviteurs; ce que nous espérons faire, avec le secours divin, sur le tfimbeau de la bienheureuse Armelle. De là, 11 semble que la divine Providence nous mènera à Sainte-Anne d'Aurai, qui est le lieu le jilus célèbre de France, pour ce qui regarde la dévotion à cette grande sainte, où Dieu tout bon fait plusieurs miracles, et où M. de Qiiériolet (24) est enterré. Ensuite elle nous mènera en plusieurs autres villes de la basse Bretagne, ]>our nous ramener à Evreux par Rennes et la basse Normandie, vers la (in du mois de sefitembre. M. Jourdan est honoré comme un saint en ce jiays-ci, et l'on y réserve ce qui lui a appartenu, comme des reliques précieuses : l'on y garde un de ses doigts, qui est toujours tout entier. Je salue vos bons anges, etc.
A Vanties, ce 21 de juillet, dans Foclnvè de la fe'te de la glorieuse sainte Anne, très-digne mère de l'immaculée Mère de Dieu.