LETTRE LXIV
i LA MÈMK.
Soumission de Boudon aux croix que la Providence lui prépare.
DIEU SEUL
dispose des choses de cette manière que je vous adresse cette lettre lejnurdu glorieux saint Caud (évè(pie d'I'^vreux). Je me confie aux soins adorables de celte Providence infiniment aimable, c'est tout mon ajipui, mon soutien, mon refuge, toute ma protectimi et mon espérance , et comme elle s'est déjà voulu servir du grand saint (iaud jiour me délivrer de la mort, j'esiière qu'elle s'en servira encore pour m'a|ipuyer et me tléfendre contre ce que les démons et les créatures de la terre peuvent susciter contre moi. J'ai fait un songe cette nuit, où je voyais une croix envelo|ipée de nuages , qui s'est peu à peu découverte , et en même temps j'en ai vu plusieurs autres fort à découvert qui me paraissaient comme en l'air, élevées de terre en des en<lroils dilTérents , les unes plus élevées et les autres moins. Je no sais ce que cela veut dire, mais à l'une des fêtes de saint Taurin, il me semblait que j'en voyais une bien longue et dont notre misérable nature eut [leur, en sorte que les croix se présentent à nous les jours ue fêles des saints évéques d'I'^vreux. En tout cela, la divine volonté soit faite sans aucune réserve et la moindre petite exception, quoi qu'il nous eu puisse coûter. L'intérêt de Dieu seul, et jamais le nôtre. J'ai écrit à M. Bosguérard pour une neuvaine. Je crois qu'il vous en a parlé, j'espère avoir le bien de vous écrire au|)aravaiit celle des neuf chœurs des saints anges. Voici une lettre pour Nicolas, afin qu'il porte les ordres de ma visite. C'est pourquoi, après avoir salué Mme Anne et sa bonne mère , je la prie de mener Nicolas à ma chambre ellui donner les lettres et billets qui sont dans l'écritoire que j'ai laissée sur le cotfre. Maiidez-n»oi un mot pour m'assurer que ma lettre ait été regue. Je salue tous vos saints anges et tous le> saints anges et patrons de la ville et du diocèse d'iivreux.
Cette copie n'est ni datte ni signée.