‹ Œuvres complétes (volume 2)Chapitre 268 sur 436 · LETTRE XCIII · texte numérisé non relu

LETTRE XCIII

Il l'avertit que la Vie de la bie7iheureuse Mère Elisabeth de la Croix est écrite, et qu'il lui renvoie les Mémoires.

Ma révérende mère.

Dieu seul dans l'union de notre bon sauveur Jésus-Christ. C'est dans cette sainte luiion qu'il faut joindre nos prières pour obtenir de l'auteur de tous les dons par leo

mérites de noir Imn Sauveur, de son immaculée Mère, des bons anges et îles saints, la paternelle protection sur l'écrit de la Vie de votre bieniieureuse mère qui est présentement en Flandre. Un serviteur de Notre- Seigneur et de sa très-pure Mère m'a écrit que la princesse de ^ auilemont qui est à Bruxelles s'en veut rendre la ]irotectrice , mais les guerres y a[)porteront beaucoup d'obstacles, et je ne' sais |ias même coiument l'on jjourra présentement la faire venir à Bruxelles du lieu oij elle est, je lui ai écrit que l'on ne se presse pas de peur qu'elle ne fût perdue. Comme je suis sur mon <lépart de Paris, je laisse vos deux gros manuscrits à une dame de piété pour vous les faire tenir par la voie du cai-rosse que vous m'avez m.irqué. Je garde le petit manuscrit, car l'on en pourra ]ieut-êtrc avoir besoin [lour soutenir cette Vie, quand (Ile paraîtra, et ensuite on aura soin de vous le renvoyer, avec le secours divin. Je ne dnie [la.- c( ite lettre, car je la laisse à celte dame (^ue je prie de la mettre à la |>oste, quand elle aura mis le |>aquet au cocher; ainsi quand vous la recevrez, ce sera un signe que le tout sera au cocher, et vous aurez soin de l'y envoyer prendre, quand il sera arrivé à Nancy. Vous me ferez charité de medonneravisà tlvreux, l>ar un petit mot, quand vous l'aurez reçu. Je recommande à vos jirières et aux prières de toute votre communauté nos visites que nous allons commencer ce carême prochain avec le secours de la divine Proviilence et sous noire protection ordinaire de i'itnmaculéo Mère (Je Dieu, des lions anges et des saints. Une petite dévotion de voire communauté, s'il vous plaît, au tombeau de votre bienheureuse mère pour ce sujet, j'y ai grande confiance. Je vous salue toutes, vos bons anges, tous les bons anges et saints patrons de votre institut, de la ville et du diocèse où vous êtes, et suis, ma révérende mère.

Votre très-humble et très-obéissant serviteur, BouDON le pauvre serviteur de l'admirable Mère de Dieu toujours Vierge et immaculée en sa toute sainte conception ; il me serait doux de mourir |)Our cette vérité, avec le secours divin.

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