‹ Œuvres complétes (volume 2)Chapitre 267 sur 436 · LETTRE XCII · texte numérisé non relu

LETTRE XCII

A MADAME LA SCPÉRIEL'RE DES RELIGIEISES DE NOTRE-D.A.ME DU REFUGE, A SAJiCÏ.

Il accuse réception des Mémoires sur la Vie de la bienheureuse Elisabeth de la Croix.

Ma révérende mère.

Dieu seul , dans l'union de notre bon

(57) Bouilon donne ici le catalogue de ses autres ouvrages, dans la lettre 3i.

Voy. ce même catalogue tout au lonj;

OFA VRES COMPLKTES DE BOIDO.N.

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sauveur Jésus-Cliriil. Je reçus hier les Mémoires (le la Vie de la bienheureuse mère Elisabeth de la Croi.v de Jésus crucitié, qui a été élevée d'une manière si admirabie à cetie union divine, dans la caisse dans laquelle vous les aviez mis. et si un cheveu de notre tôte ne tombe pas sans la conduite de la divine Provideiue, il ne faut pas penser que je n'ai reçu lesdits Mémoires sans la même conduite dans l'octave de l'Immaculée Conception de l'heureuse Mère de Dieu, a laquelle notre bienheureuse Mère avait une dévotion si singulière. Ce sera aussi sous sa protection maternelle, et je ne fais rien qu'avec ce secours, que j'entreprendrai la \'ie d'une si sainte créature, et sous les protections des bons anges et des saints. Je me recommande à vos prières et à celles de votre cliére communauté que je salue avec respect, afin que vous m'impétriez le Saint-Esprit qui m'anime et qui agisse en moi, en travaillant è cette Vie, car il n'y a rien à attendre que de cet Esprit-Saint. Je me laisse sans réserve à ses ()urs mouvements, et à la divine volonté (>our travailler à cette Vie, quand il lui plaira, en la manière qu'il voudra. La divine Providence nous donne assez d'occupations, iiinsi, ma chère mère, il faudra prendre le temps qui nous sera donné , et dans ce temps ce nous sera beaucoup de joie 'en Kotre-Seigneur. et il n'y en a point d'autre véritable que de nous y apjiliquer. Je crois vous l'avoir mandé, il me semble que l'aimable Providence, ma très-bonne, trèsdouce et très-fidèie mère, me réserve [lour les personnes de croix. Ajiparemmt-nt elle m'arrêtera à Paris , jusque vers la moitié de février, si je suis encore au monde, chez M. Martin, secrétaire de Mgr le prince, à l'hôtel de Condé. Dieu seul. Dieu seul. Dieu seul, dans l'union de notre bon Sauveur Jésus-Christ. C'est dans cette union que je salue vos bons anges, tous les bons anges et saints patrons de votre saint institut, de la vdle et du diocèse ou vous êtes, et suis ma très-chère mère,

Votre très-humble et très-obéissant serviteur Boudon, le pauvre serviteur del'admirable Mère de Dieu toujours Vierge et immaculée en sa toute sainte conception ; il me serait doux de mourir pour cette vérité, avec Je secours divin.

A Paris, ce i\ de novembre, dans l'octave de h fête de l' Immaculée Conception de Notre- Dame.

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