DU
lUiiiie. l.a grande ililliculté h ré.;arti de iM. Foret, est (juViii l'\ a noiunié lorMiti'il n'avait pas ciiccue des gi-ailes qu'il a [iris, mais il était déjà iiomiuù; ceiiendaiil oa [louirail diie que le siicerdoce est entièreuienl essentiel à un euré, et il est de droit divin, les degrés ne sont que de droit humain, et cependant la nonnnation d'une personne à une cure est bonne quoiqu'il ne soit pas prûtre ; il suflU (ju'il le suit dans l'année.
il y a déjà lonj^leuips c^ne l'on plaide à Evreux jiour cela; M. Dupray doservant toujours la cure. Noii-.sculenient il n'est pas digue d'être euré, mais il en e>t entièrement indigne à raison de son inca|iacité; il ne l)eul rien dire auv peuples, ou s'il leur dit quelque chose, c'est d'une luanièrc si ridicule, que quoique celle paroisse soilconqjosée pour la phqiai t des gens de la campagne, ces honues gens en font des raillerie>, et de ce qu'il dit, nicMue quand il va voir des malades ; il ne sait ni rubriques pour l'aire l'ollice, et ù peiue esl-il capable de les apprendre. Les paroissiens crient, et s'ils osaient, ils iraient au parlement en faire des plaintes. Ils crient hautement (ju'ils n'en veulent point; il ne paraît en rien pour soutenir sa cause, c'e^t son père qui parle assez pour tous les deux. Cependant il a été reçu par M. le théologal grand vicaire, qui assurément a été surpris, et qui l'a reçu par la bonne l'oi de ceux qui le lui ont présenté. Notre jirélal en est Idché, et étonné de ce que M. le théologal s'est laissé ainsi sur|ircrKire ; c'était eu l'absence du prélat qui, étant à Jivreux, on le lui a présenté appaiemment sur ises nouvelles |)rovisioiis de kome, il l'a refusé entièrement ; mais n'ayant pas marqué »on incapacité sur son refus, il a été reçu par le métropolitain sans en être examiné, l^arce qu'on a cru qu'il l'avait été à Evreux. Voilà l'état de la chose, qui est bien défilorabie pour celte paroisse.
Depuis quelques jours, le père de M. Dupray, qui fait tout, est de retour de Rouen. il a marqué à M. Foret qu'il voulait bien prendre des arbitres, que .les religieux de Saint-Ouen le lui conseillaient. Voilà pourquoi M. Foret va à Rouen, pour voii ce qu'il aura à l'aire; il ne se met pas en peine d'être curé,|mais c'est qu'on lui dit qu'il est obligé on conscience de faire ce qu'il pourra, aiin que la cure ne demeure [las entre les mains d'un homme qui en est indigne.
Si on lui conseille de jirendre des arbitres, il pense, avec des avocats, à choisir queltjue^ docteurs, el j'ai penséiiue M.Bulteau, .s'il voulait bien [irendre celle peine-ià, lui serait bien [)ropre;mais en ce cas, il faudrait, s'il vous plaîl, que vous l'en priassiez, car iM. Foret n'a aucune habitude auprès de lui. 11 a jierdu un Père prieur, qui était à Saint-Taurin, et qui n'est pas demeuré à Konen ; car il aurait poursuivi lui-même l'atJ'aire, lui qui savait les choses. Oh 1 que l'intérêt de Dieu est peu connu 1
J'ai dit à M. Foret, si -vous vouliez bien vous intéresser dans cette affaire jiour la
gloire de Dieu, (pi'll n'en parlât pas, pour vous tirer d"ed'im|)ortunité du sieur Dupray qui est un homme qui jiarle beaiicau|); je crois aussi qu'il est à (iropos jiour la gloire de Dieu que l'on ne me nomme i)as ; je dis de manière (ju'il le sache, pour éviter le bruit (pi'il ferait.
Je vous supplie aussi, en. cas que la lettre dans laqiielh? je vous ai jiarlé de la |iersonne que vous savez, au sujet du Nouveau Testament de .Mous, vous fût restée, de la brûler ; je pense qu'il y va de la gloire de Dieu. Je salue votre bon ange, etc., et suis aveu bien du respect, .Monsieur, votre très-humble et tout acquis serviteur, Boudon, le pauvre prêtre de l'adiiiirable .Mère de Dieu, toujours vierge et immaculée en sa toute sainte Conception, vérités |iour lesqueliGs je voudrais mourir de bon cœur avec le divin secours.
.4 Evreux, ce 2G de juillet, fêle de sainte Anne, la glorieuse mère de l'admirahlc Mère de Vtcu.