‹ Œuvres complétes (volume 2)Chapitre 367 sur 436 · LETTRE CCLXVI · texte numérisé non relu

LETTRE CCLXVI

Jl se trouve un peu nneuœ, quoique toujours en danger. Pratique abominable des flagellants.

DIKU SEUL.

Monsieur,

Dieu seul, Dieu seul en trois personnes, et toujours Dieu seul dans l'union sainte du sacré cœur de notre bon Sauveur Jésus- Christ, le Sauveur de tous les hommes. C'est dans cette union que je désire tout faire, et ne jamais rien faire hors de cette divine union. 11 semble que la divine Providence,

^i^i') Quiconque fiiil mal, hait la lumière, et ne l'approche point de la lui'.nèr,i,dc peur que ses œuvres Ai (Oient condamnées. Mais celui qui agit selon ta

ma toujours très-bonne et três-fldèle mère, veuille me tirer des jiortes de la mort, pour annoncer ses louanges aux [lortes de la (illo deSion, pour parler avec le I'salmiste.(/'srt/. i.wii, '28.) C'est un serment terrible ([ue l'ange fait dans VAporahjpse , qu'il n'y aura plus de temps : Ju.ravil... quia tcmpus non crit amplius (Apoc. \,<)); et voici ipi'il semble; ([uc la divine Providence veuille m'en donner encore pour servir Dieu, et l'adorer en esphil et en vérité. La lièvre m'a (]uitté, et quoique je sois toujours dans la douleur et le danger de m'a vie à raison de ma descente, cependant d'ailleurs je me porte mieux

Jo vous remercie, Monsieur, avec bien de la reconnaissance pour toutes les prière.* que vous faites faire pour la gloire de notre bon Sauveur et de la très-sainte Vierge en mon indigne personne. J'en rends aussi mes très-humbles reconnaissances à toutes les personnes qui ont prié, et en paiticulier aux révérendes mères Carmélites et Bénédictines du Saint-Sacrement; continuez, s'il vous plaît, votre charité : tout notre secours est dans le Seigneur, sa sainte Mère et les bons anges. Je salue bien le vôtre et tous les bons anges et saints patrons de la ville et du diocèse de Rouen, et de toutes les personnes qui y sont.

Ne m'écrivez plus, s'il vous plaît, la pratique des flagellants, dont vous me parlez. Croyez au moins un vieillard qui a quelque ex[rérience par la miséricorde de Dieu.

Quand une fois on est pris dans ces illusions, c'est une espèce de miracle quand on en revient ; tout ce qu'on peut dire Ik-dossus est inutile. Mais, Monsieui', si cette pratique est soutenable, d'oii vient qu'on la cache aux prélats et supérieurs de l'Eglise? D'oij vient qu'on n'en pPO[iose pas la difficulté dans les assemblées catholiques de l'Eglise pour en avoir la décision? Mais Omvis qui viole agit, odit luce'm, et non venit ad lucem ut non arguuntur opéra ejus ; qui autem facit veritalem, venit ad lucem, ut manifestentur opéra ejus, quia in Deo sunt facto (127).

La pauvre Mme de Rouves qui donnait ordre à tout, afin que tout lût dans la décence dans la chambre oii la divine Providence me loge, lorsque je reçus le sacré viatique, est morte. MM. de la cathédrale font aujourd'hui un service pour elle, en reconnaissance des soins qu'elle prenait de leur Eglise. Je la recommande à vos prières, et aux prières de tous ceux que vous [lourrez.

Je ne suis point étonné du changement du pont de l'arche; il vaut mieux que vous ayezdifféré votre voyage à Magny pour y être un peu plus à loisir. Ce voyage est tout à fait nécessaire pour la gloire de Dieu et de sa sainte Mère.

Je suis avec bien du respect, dans les sa-

t'érilé se présente à la lumière , afin que ses leuvrei soient connues, parce qu'elles sunt faites en Dieu. {Joan. i!i,2e, il.)

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