‹ Œuvres complétes (volume 2)Chapitre 374 sur 436 · LETTRE CCLXXXIV · texte numérisé non relu

LETTRE CCLXXXIV

Dévotion à lu sainte Vierge ; combattre ceux qui veulent l'anéantir en répandant des livres qui traitent de celte dévotion. — Bonheur de la séparation des créatures à l'exemple de saint Jean-Baptiste.

DlEt" SEUL.

Monsieur,

Dieu seul,. Dieu seul en trois personnes, et toujours Dieu seul dans l'union sainte' de notre bon Sauveur Jésus-Christ, le Sauveur de tous les hommes. C'est dans cett» sainte union dans laquelle il nous faut vivre, dons laquelle il nous faut mourir, dans laquelle il nous faut tout faire el tout souffrir, nous laissant à sa divine grâce, atin que nous séparant de nous-mêmes, et des autres créatures, du monde et de tout ce que le monde estime et aime, Jésus soit toutes choses en nous , c'est, dis -je, dans cette bienheureuse union quejevous remercie, au nom sacré de la très-pure Vierge Marie, du livre que vous avez envoyé à Angers ; pour y défendre son honneur, "et y établir son saint amour. Voici une lettre qu'un bon Père Ca- [lucin du couvent du Jlarais m'adresse au sujet de ce livre, que je vous envoie et que je vous supplie de me garder , afin que vous jireniezla peine de la lire. Il me semble qu'elle mérite bien qu'on lui fasse présent de l'un de ces livres , et en don, j-c vous supplie, si cela ne vous fait point de peine. 11 est très-assuré que l'un des plus grands moyens d'établir le culte de la Mère de Dieu, et de la faire plus honorer, est de distribuer des livres de sa dévotion. De la manière, sans faire rofiîce de prédicateur, on [irêche jilus ses louanges, que si on les publiait dans les chaires, et d'une manière plus stable, car les paroles des sermons pas.-ent, et souveiit on n'a pas le loisir d'y faire réllexion, mais les livres demeurent et on y l)eut rétléchir à loisir, de cette sorte vous serez le prédicateur de la Mère de Dieu, ce iiui en vérité est un honneur inestimable. J'ajoute, écrivant avec saint Jérôme dans une de ses leltics où il dit : Mensuram charilas non hahet, que le divin amour n'a |ioint de biiincs , que ce sera un suicioit d'honneur et de louanges à la Reine des luiges et des hommes, si vous joignez encore un livre à colui-ci., |)our être donné au Père Albert, capucin , célèbre missionnaire; il était aussi (lu couvent du Marais, mais je crois qu'à ]irésent (jeut-être on l'a envoyé à quelqu'autre couvent hors de Paris." Mais le Pèr^ Claude ((ui m'écrit, saura bien où il est, et il lui fera lenir dans l'occasion. J'avais promis au P. Albert ce livre, et eu même temps il me dit qu'il en ferait bien ache-te j'our luultiplier la gloire de notre b.onne mère et maîtres>e , (lendant que le démon lui fait la guerre et une guerre intestine et secrète,

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